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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayNul n’échappe à la fièvre des séries. Pas même Lance Stroll.
Canadien en quatre. 5-0 chaque match, merci bonsoir, a répondu Stroll avec le sourire, quand un collègue du Journal de Montréal lui a demandé sa prédiction pour la série entre Montréal et la Caroline.
Il est rassurant de voir que Stroll est encore capable d’être optimiste. Pas facile de garder la foi quand Aston Martin, malgré de grandes ambitions pour cette saison, est en quête de ses premiers points après quatre grands prix. Mais le travail continue.
C’est où on est maintenant. Quand on est 21e, 22e, ce n'était pas l’objectif cette année, on voulait être dans la course avec Ferrari, Mercedes, dans la course pour des points, des podiums, a reconnu Stroll dans une généreuse séance avec les médias canadiens.
On a compris beaucoup de nos erreurs avec la voiture, avec le moteur, et maintenant, on veut trouver des solutions. C’est la nature de notre sport. Si tu perds cet objectif, cette énergie positive d’arriver dans un nouveau cadre technique, aussi bien aller à la maison. On a la motivation de s’améliorer, de se battre avec les meilleurs au monde, mais ça ne se fera pas d’un coup.
À la veille du Grand Prix du Canada l’an dernier, Lance Stroll et les autres membres de l’équipe Aston Martin s’attendaient à une course difficile. Une autre étape dans une saison de misère, mais qui devait mener à une nouvelle ère en 2026.
Stroll avait terminé avant-dernier, et son illustre coéquipier Fernando Alonso, 6e.
Malheureusement pour l’équipe en vert, la chanson n’a pas beaucoup changé, un an plus tard. L’espoir de 2026 est devenu celui de 2027, voire de 2028.
On a du plaisir dans le projet de développement, de faire partie de l’équipe, même dans les moments difficiles, a assuré Stroll. Pour moi, c’est intéressant de travailler en équipe sur les problèmes pour l’avenir. On n'est pas contents des résultats actuels, mais le plan est de s'améliorer à chaque course.
Parmi les bonnes nouvelles, Stroll a noté que le châssis 2026 est mieux adapté au très exigeant circuit Gilles-Villeneuve que les années précédentes. Les problèmes de vibration du début de l'année sont désormais chose du passé.

En début de saison, l'Aston Martin souffrait de vibrations qui rendaient la voiture quasi inconduisible.
Photo : Getty Images / AFP/PAUL CROCK
La voiture est moins rigide, on prend beaucoup de vibreurs ici, la piste est très agressive. La voiture est plus confortable, c’est moins dur sur le corps. Je pense que c’est dommage qu’on doive aussi gérer la batterie… On comprendra mieux demain quand on sera sur la piste.
La fameuse batterie, et la gestion de sa recharge, promettent d’être au cœur des discussions pour chaque session en piste des F1. On a quand même du derate (décharge de batterie), on perd de la puissance en fin de tour quand la batterie est épuisée, je crois que ça va arriver beaucoup à Montréal, vu qu’on a de longues lignes droites. Mais c’est ça la F1 d’aujourd’hui. J’espère que ça sera une course excitante pour les fans.
Tous les constructeurs n’ont pas aussi rapidement compris le système hybride version 2026, et Honda, motoriste d’Aston Martin, est assurément parmi les cancres. Le règlement prévoit une fenêtre de mise à jour du moteur pour les équipes à la traîne, mais Stroll a fait attention de modérer les attentes.
On a besoin de plus de performance dans le moteur, on devrait s’améliorer autour de la 12e ou 13e course, mais est-ce qu’on sera au niveau de Mercedes? Je ne pense pas. Ça va être une bonne amélioration, mais la voiture, le moteur, les changements n’arrivent pas du jour au lendemain.
Son coéquipier Fernando Alonso a abondé dans le même sens. C’est certain que le temps de développement supplémentaire nous aidera, nous avons besoin de temps sur le dynamomètre, de ressources pour trouver plus de fiabilité, plus de performance.
L'Espagnol, double champion du monde, assure lui aussi que la motivation est toujours là. On se motive en attendant notre occasion, et, entre temps, on aide l'équipe à garder son esprit de compétition. Autrement, je conduis aussi d'autres catégories quand je peux. Si je prends le volant en karting ou en GT3, et je ne suis pas le plus rapide, ça m'inquiéterait. Alors, quand je retrouve cette confiance, ça m'aide quand je reviens à la F1.
Je pense que cette année, des points, ce sera difficile. Si on essaie d’arriver plus près des points, ce sera mieux, mais encore, on n'est pas ici pour finir 13e ou 14e, a aussi dit Stroll. On veut se battre pour des points, des podiums, pour gagner des courses. L’an prochain, on voudra être confortablement dans les points, et l’année suivante, encore mieux.
Il y a encore beaucoup d’intégration à faire, notamment avec le nouveau personnel, comme Adrian Newey et Enrico (Cardile, nouveau responsable de l’aérodynamique pour Aston). Le projet n’est pas encore complètement solide dans la façon qu’on souhaite. Mais on pousse tous dans la même direction.
Après la course, Stroll prévoit rester à Montréal pour voir le Canadien affronter les Hurricanes de la Caroline dans le troisième match de leur série. La F1 ne reprend que dans deux semaines, avec le Grand Prix de Monaco, et le Québécois compte bien en profiter. C’est le plan.
Fernando Alonso serait-il prêt à l’accompagner?
Avec le décalage horaire, je me couche dès que j’arrive à l’hôtel et je me lève à 5 h du matin, donc je n’ai pas vraiment profité de la vie nocturne ici, a tempéré Alonso. Mais je vois bien que c’est une fin de semaine importante pour la ville, le chandail du Canadien est prêt.


2 weeks ago
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