PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes leaders des principaux partis politiques ont tous accepté l'invitation et ils ont répondu – ou non – aux questions de Sébastien Bovet, Anne-Marie Dussault et Alec Castonguay à l’occasion de l’émission Cinq chefs, une élection, en vue du scrutin du 5 octobre prochain.
À tour de rôle, Christine Fréchette (CAQ), Charles Milliard (PLQ), Ruba Ghazal (QS), Paul St-Pierre Plamondon (PQ) et Éric Duhaime (PCQ), ont été invités à se prononcer sur divers sujets.
Ils se sont relayés dans la chaise de l'invité par ordre de députation à la dissolution de l'Assemblée nationale.
Voici cinq moments forts de cette émission spéciale de deux heures diffusée sur diverses plateformes de Radio-Canada en direct de l'agora du parlement à Québec.
Fréchette fait confiance à Carney

La guerre tarifaire pourrait causer des pertes d'emploi « considérables » au Québec, a dit Christine Fréchette, sans avancer de nombre.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Le Québec pâtit de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, mais Christine Fréchette estime qu’elle jouit d'un rapport de force important dans les négociations, et elle fait confiance au premier ministre Mark Carney.
Elle soutient que ses deux lignes rouges n’ont pas été franchies : la gestion de l'offre et de la langue française n'ont pas été concédées par Ottawa en vue d’obtenir un accord commercial avec Washington.
J’ai la conviction que M. Carney va respecter ces lignes rouges là, a affirmé la cheffe de la CAQ.
Je lui fais confiance, tant qu’il va respecter sa parole. Jusqu’ici, ç'a été le cas.
Et faut-il augmenter le prix de l'hydroélectricité québécoise exportée vers le sud de la frontière dans le cadre de cette guerre tarifaire, voire fermer le robinet? Ce serait l'arme atomique, a répliqué Mme Fréchette.
Toutefois, les contrats qui lient le Québec aux États-Unis ne permettent pas d'établir un prix selon l'humeur du jour, a expliqué la première ministre sortante.
Ce n'est pas le premier élément qui va me venir à l'esprit, a-t-elle ajouté, sans pour autant exclure cette mesure.
Milliard est-il pour ou contre les signes religieux pour les employés de l’État?
Passage plus houleux pour Charles Milliard, où il a été question de la Loi sur la laïcité de l’État, qui interdit entre autres aux employés de l’État le port de signes religieux.
La position officielle du PLQ est de ne pas reconduire la disposition de dérogation, qui place la loi 21 à l'abri des tribunaux.
Je suis pour la laïcité de l’État, a néanmoins affirmé Charles Milliard. La CAQ a beaucoup divisé les Québécois au cours des dernières années. Je suis tanné de ces divisions-là.
Mais un gouvernement Milliard laisserait-il mourir la loi 21 devant les tribunaux? Notre position n’a pas changé, a répondu M. Milliard. En 2029, la clause dérogatoire prend fin.
Le chef libéral a insisté sur le fait qu'il n'avait pas de proposition à faire au sujet de la laïcité.

Charles Milliard a donné une approximation du nombre d'immigrants permanents que son parti souhaite accueillir au Québec.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Par ailleurs, M. Milliard a donné une idée du nombre de nouveaux immigrants permanents que son parti souhaite accueillir au Québec.
La cible actuelle de 45 000 immigrants permanents fixée par le gouvernement caquiste lui semble trop bas, mais celle de 70 000 établie par Québec solidaire lui semble trop élevée.
Moi, ce que je demanderais à mon ministre ou à ma ministre de l'Immigration, dans quelques semaines, c'est de s'asseoir rapidement à l'intérieur de cette fourchette-là avec les municipalités et de me revenir avec une recommandation précise pour la planification de 2027, a-t-il expliqué.
Ghazal veut rallier la société civile autour de l’indépendance
Québec solidaire est bel et bien un parti indépendantiste, et il sera dans le camp du oui advenant un troisième référendum, a tranché Ruba Ghazal.
Mais un pays, ça ne se construit pas juste par un parti politique ou deux, a-t-elle plaidé. Ça se construit par le peuple, avec le peuple.

Québec solidaire sera dans le camp du oui, advenant un référendum sur l'indépendance.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Un gouvernement souverainiste au pouvoir le 5 octobre, sa mission, avant de faire des ententes avec d’autres partis indépendantistes, c’est de rallier la population, d’augmenter l’appui à l’indépendance, a-t-elle avancé.
La crise tarifaire fait peur, a reconnu Mme Ghazal, et des gens qu’elle rencontre sur le terrain sont inquiets. Il faut rallier la société civile à notre projet pour qu’on puisse parler de notre propre voix. On a besoin d’être autour de la table pour défendre les intérêts du Québec, a affirmé Mme Ghazal.
Une chose est sûre, moi, je ne fais pas l’indépendance contre le Canada. Le Canada, c'est un allié, comme d’autres pays dans le monde.
Il faut expliquer les raisons fortes pour faire un pays. Comment on va devenir plus fort? Qu’est-ce que ça va apporter aux Québécois? C’est ça, la mission que je me donne comme leader indépendantiste, a lancé la co-porte-parole de QS.
Référendum : PSPP promet de tenir ses promesses, même minoritaire
Paul St-Pierre Plamondon tiendra-t-il un référendum même s’il est à la tête d’un gouvernement minoritaire le 5 octobre prochain?
Je pense que j’ai l’obligation de tenir mes promesses, a répondu le chef du Parti québécois. Je me suis fait un nom pendant six ans. Les gens savent que ce que je dis, je le pense véritablement, et que je tiens parole.

Paul St-Pierre Plamondon n'a pas souhaité s'avancer sur des scénarios advenant un gouvernement péquiste minoritaire.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Notre programme ne changera pas en fonction des choses qui sont hors de notre contrôle, a-t-il ajouté.
Envisage-t-il de tendre la main à Québec solidaire, le seul autre parti ouvertement indépendantiste? Bien, je ne peux pas vraiment tendre la main au Parti libéral du Québec, a ironisé M. St-Pierre Plamondon, provoquant une salve de rires sur le plateau.
S’il n’a pas voulu s’avancer sur de possibles scénarios, le chef péquiste a martelé qu’il comptait décrocher sa majorité le soir du scrutin.
Gaz de schiste : On n’est jamais si bien servi que par soi-même , dit Duhaime

Éric Duhaime reconnaît que l'acceptabilité sociale est primordiale pour faire des projets de gaz de schiste une réussite au Québec.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Éric Duhaime ne passe pas par quatre chemins : un gouvernement conservateur relancera l’exploration des gaz de schiste au Québec, un débat que l’on croyait pourtant clos ces dernières années.
On veut que le Québec devienne souverain en matière énergétique, et ça, ça commence par l’exploitation de notre gaz naturel, a lancé le chef conservateur, appelant à être moins dépendant des États-Unis. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.
On est le seul endroit qui a une réserve aussi grosse et qui a légiféré pour empêcher l’exploration et l’exploitation [du gaz].
M. Duhaime a également vanté les technologies beaucoup plus propres de l’industrie, qui ne menacent plus, selon lui, autant l’environnement. Évidemment qu’il faut une acceptabilité sociale, a-t-il admis. Selon lui, les communautés vont adhérer à son projet, « parce qu’elles ont avantage à le faire », d'après lui.
Et l’environnement dans tout ça? « Même si ça peut paraître contre-intuitif, le plan conservateur réduirait les gaz à effet de serre, à dit M. Duhaime, en exportant le gaz liquéfié vers des pays européens qui utilisent en ce moment le charbon comme énergie. »
Avec les informations de Jérôme Labbé


6 hours ago
1
















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·