Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

« Les journalistes sont des cibles » : 46 jours à photographier sous les bombes au Liban

1 month ago 65

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

NABATIEH, Liban-Sud - Abbas Fakih peine à cacher son excitation. Cela fait plus d’un mois qu’il n’a pas vu sa ville revivre.

Profitant d’une trêve entre Israël et le Hezbollah, ce photojournaliste indépendant de 34 ans circule dans les rues de Nabatieh, dans le sud du Liban, la peur au ventre en moins.

Toutes les quelques secondes, il sort son bras par la fenêtre de sa voiture pour saluer un ami qu’il n’a pas vu depuis le début de la guerre, le 2 mars. Parfois, il s’arrête pour donner des accolades chaleureuses ou pour échanger des mots chargés d’empathie ou de solidarité.

Il nous emmène dans la ruelle où il habite. Un amas de gravats remplace une maison à deux pas de chez lui. Heureusement, personne n’était là au moment de la frappe, constate-t-il.

Le photojournaliste parlant avec un homme dans un magasin de produits électroniques détruit par une frappe israélienne à Nabatieh.

Le photojournaliste parlant avec un homme dans un magasin de produits électroniques détruit par une frappe israélienne à Nabatieh.

Photo : Radio-Canada / Rania Massoud

Les voisins d’à côté n’ont toutefois pas été aussi chanceux. Ils ont perdu deux de leurs fils, indique Abbas Fakih. Je passerai les voir un autre jour pour leur offrir mes condoléances.

Il y a quelques jours seulement, avant l’entrée en vigueur de la trêve, vendredi dernier, Nabatieh était quasi déserte. La ville, un bastion du Hezbollah intensément bombardé depuis 46 jours, était visée par un ordre d’évacuation de l’armée israélienne, qui a forcé des dizaines de milliers d’habitants à fuir leur maison.

Abbas Fakih, qui collabore avec des agences de presse internationales, dont l’AFP, ou encore la chaîne de télévision panarabe Al Jazeera, était l’un des rares habitants de Nabatieh à être resté sur place.

Certains sont restés parce qu’ils n’ont pas les moyens de partir; d’autres, parce qu’ils sont attachés à leur terre. Mais moi, en tant que photojournaliste, j’ai senti qu’il était de mon devoir de documenter la guerre.

Secouristes et journalistes, « des cibles potentielles »

Ce ne sont pas les destructions que je cherche à documenter avec ma caméra, poursuit-il. Je veux raconter l’histoire des gens et, surtout, celle des secouristes, qui ont fait preuve d’un courage inouï pour sauver des vies, alors qu’ils étaient eux-mêmes menacés.

Des secouristes devant un bâtiment détruit.

Des secouristes se précipitent vers un bâtiment touché quelques instants plus tôt par une frappe aérienne israélienne, le 8 avril 2026, à Nabatieh, au Liban.

Photo : Getty Images / Chris McGrath

Les secouristes ont payé un lourd tribut durant cette guerre. Depuis le 2 mars, près de 90 ambulanciers ont été tués dans des frappes israéliennes. L’un des bombardements les plus meurtriers est survenu à Mayfadoun, à quatre kilomètres de la ville de Nabatieh. Quatre frappes successives ont visé un convoi d’ambulances, faisant quatre morts et six blessés.

Les autorités libanaises dénoncent régulièrement des violations, avec ces attaques, du droit humanitaire international, tandis que l'armée israélienne accuse le Hezbollah d'utiliser les ambulances pour transporter des armes et des combattants.

Abbas Fakih a passé toute la guerre à documenter le quotidien des équipes de secours de Nabatieh, les accompagnant dans leurs missions. Il demeurait avec eux jour et nuit.

La photo affichée sur un appareil qu'Abbas Fakih tient dans ses mains.

Abbas Fakih nous montre un des clichés qu'il a pris à la suite d'une frappe israélienne dans sa ville natale, à Nabatieh.

Photo : Radio-Canada / Mohammad Yassine

Tout comme les secouristes, les journalistes sont eux aussi des cibles potentielles; les gens avaient donc peur de s’approcher de nous, dit le photojournaliste, qui ajoute : Pourtant, notre présence est censée être une source de réconfort pour les habitants.

Cette guerre est beaucoup plus difficile que celle de 2024, parce qu'elle est plus violente. Le danger guette tous ceux qui sont restés dans la ville, qu’ils soient des civils, des secouristes ou des journalistes.

Le 28 mars, trois journalistes libanais – dont Ali Chouaib, correspondant d'Al-Manar, une chaîne de télévision du mouvement islamiste – ont été tués par une frappe israélienne sur leur voiture dans la région de Jezzine, dans le sud du Liban.

L'armée israélienne, qui a revendiqué l’attaque, a qualifié le correspondant de terroriste, faisant partie d’une unité d’élite du Hezbollah, en fonction sous le couvert d'un journaliste. Cette accusation a été rejetée par plusieurs associations de journalistes, dont celle qui représente la presse étrangère en Israël.

De la fumée s'élève d’un quartier de Nabatieh.

De la fumée s'élève d’un quartier de Nabatieh, dans le sud du Liban, bombardé dimanche par l’armée israélienne.

Photo : Getty Images / ABBAS FAKIH

Depuis 2023, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a recensé au moins 11 journalistes et professionnels des médias libanais tués par Israël.

On s’en remet au destin, on n’a pas le choix. C’est la mentalité de tous ceux qui ont décidé de rester à Nabatieh durant la guerre.

Une guerre aussi psychologique

Abbas Fakih décrit la peur ressentie lorsqu'on vit sous les bombes. Elle est permanente, laisse-t-il tomber.

On entend plusieurs sons effroyables à la fois; c’est comme une forme de guerre psychologique, poursuit-il, énumérant le bruit des avions de chasse qui survolent la ville à basse altitude, le bourdonnement incessant des drones et le grondement des tirs d’artillerie, en plus des détonations qui surviennent lorsqu’un avion franchit le mur du son.

Un homme portant une caméra pose devant un bâtiment détruit.

Le photojournaliste Abbas Fakih documente la guerre israélienne dans le sud du Liban.

Photo : Radio-Canada / Rania Massoud

Le plus dur, c’est le sifflement des missiles qui tombent. Un missile, ça peut prendre entre 20 et 30 secondes avant de tomber. Dans ces moments-là, on ne peut que rester immobile et attendre. On ne sait pas d'avance ce qu'il va frapper.

La trêve, qui doit expirer cette semaine, demeure toutefois extrêmement fragile. L’armée israélienne continue d’occuper une partie du territoire libanais tout le long de la frontière, disant vouloir créer une zone tampon pour permettre aux habitants du nord d'Israël de regagner leurs maisons.

Israël continue également ses bombardements dans les régions limitrophes de sa frontière, dans le sud du Liban, sachant que l’accord de trêve négocié par les États-Unis lui confère le droit [de] prendre toutes les mesures nécessaires à sa légitime défense.

Le Hezbollah a lui aussi revendiqué plusieurs attaques contre des soldats israéliens au cours des derniers jours.

Une unité d'artillerie israélienne qui tire.

Une unité d'artillerie israélienne, vue depuis une position située dans le nord d'Israël, tire en direction du sud du Liban, le 15 mars 2026.

Photo : Getty Images / Amir Levy

À vrai dire, la guerre n’a jamais vraiment cessé; pas dans le sud, en tout cas, dit Abbas Fakih.

Mais tant que la trêve est officiellement en vigueur, le photojournaliste a décidé de prendre une pause. Lui qui n’a jamais posé son objectif depuis qu’il a reçu son premier appareil photo en cadeau, à l’âge de 15 ans, a décidé de prendre un moment de répit.

Une fois que les canons se seront tus pour de bon, il consacrera son temps à un projet de documentaire sur la guerre dans le sud du Liban. J’ai commencé à filmer lors de la guerre précédente, en 2024. Je prévoyais de produire un film de 40 minutes, mais maintenant, il va certainement dépasser les 90 minutes, juge-t-il.

Si ce n'est pas nous qui allons raconter notre histoire, qui va le faire à notre place?

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway