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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès un périple de 10 jours, l’équipage de la capsule Orion est rentré au bercail sans problème, vendredi soir, marquant la fin d’une mission lunaire réussie.
Houston, ici Integrity. Nous vous entendons parfaitement, a annoncé le commandant Reid Wiseman après avoir passé la phase la plus périlleuse de la replongée dans l'atmosphère, à plus de 30 fois la vitesse du son.
La dernière phase critique de la mission, qui inclut la rentrée atmosphérique à haute vitesse et l'amerrissage dans le Pacifique, a duré moins d'une heure.
Le module d'équipage s’est d’abord séparé du module de service européen, dont les moteurs ont guidé la capsule autour de la Lune et sur le chemin du retour.

La séparation de la capsule Orion et du module de service européen
Photo : NASA
À la suite de cette séparation, la capsule s'est orientée pour présenter son bouclier thermique, qui l’a protégée durant la rentrée. La capsule a ensuite entamé sa descente, ralentie par une chorégraphie complexe de parachutes.

La capsule quelques instants avant d'amerrir au large de San Diego
Photo : NASA
L’équipage de la capsule ont atteint le point de récupération situé au large de San Diego, dans l'océan Pacifique, à 20 h 08 (HAE)., où se trouvait le navire USS John P. Murtha, de la marine américaine.

Les astronautes sortent de la capsule.
Photo : NASA
Les quatre astronautes sont sortis de la capsule plus d'une heure après l'amerrissage. Ils seront transportés à la base navale de San Diego pour subir de premiers examens médicaux.
Ils prendront ensuite le chemin du Centre spatial Lyndon B. Johnson à Houston, au Texas.
Pas de quarantaine
Contrairement aux astronautes de certaines missions Apollo, ceux d'Artemis II ne sont pas placés en isolement biologique à leur arrivée, puisqu’ils n’ont pas foulé la surface lunaire. Il n’y a donc pas de danger de ramener d’éventuels microorganismes inconnus sur Terre.
Une mission bien remplie
La fusée SLS a décollé sans incident le mercredi 1er avril pour cette mission dont le succès ouvre la voie à un retour d’humains à la surface de la Lune à l’horizon 2028.

La fusée de la mission Artémis II a décollé le 1er avril à 18 h 35 (HAE).
Photo : Reuters / Joe Skipper
Quelques pépins techniques ont rapidement été réglés en début de mission : la communication avec les astronautes a brièvement été perdue, et le trône spatial a été partiellement bouché par de l’urine qui a gelé. Les occupants d’Orion ont donc dû se soulager dans des pochettes plutôt que dans la cuvette. Cependant, la toilette était toujours fonctionnelle pour les dépôts solides.
Ces problèmes de toilette n’ont pas empêché le vaisseau Orion de prendre la direction de la Lune.
Après un voyage de 4 jours, lundi, les astronautes ont atteint la Lune pour battre de 6000 km le record de l'équipage d'Apollo 13 en 1970, et ils sont devenus les humains à s’être aventurés le plus loin de la Terre en se trouvant à 406 771 km de la planète bleue.
Ce jour-là, l’équipage a aussi survolé la face cachée de la Lune. Les astronautes d’Artemis n’étaient pas les premiers à la voir, puisque des collègues du programme Apollo l’avaient fait il y a plus de 50 ans en passant à seulement 110 km de sa surface.

Sur cette image de la Lune entièrement éclairée, prise le 6 avril, la face visible est reconnaissable, à droite, aux taches sombres qui recouvrent sa surface.
Photo : Reuters / NASA
Ce que l’équipage d’Artemis a vu est toutefois fort différent, puisqu’il se trouvait à quelque 6400 km de la surface lunaire. D’un coup d’œil, il a contemplé l’entièreté de la face cachée, y compris les deux pôles lunaires.
L'équipage a également profité du survol pour nommer un cratère de la Lune en l'honneur de Carroll Taylor Wiseman, la femme du commandant Reid Wiseman, morte d’un cancer en 2020.
Une éclipse bien spéciale
Les astronautes ont aussi assisté à une éclipse totale du Soleil. Du point de vue des astronautes, la Lune était suffisamment grande pour masquer entièrement le Soleil, offrant près de 54 minutes de phase de totalité et un spectacle bien plus étendu que ce qu'il est possible d'observer de la Terre.

Image prise par l'équipage d'Artemis II lors de son survol de la Lune, le 6 avril 2026. Elle montre une éclipse totale du Soleil. Du point de vue des astronautes, la Lune semble suffisamment grande pour masquer entièrement le Soleil, offrant près de 54 minutes de phase de totalité et un spectacle bien plus étendu que ce qu'il est possible d'observer depuis la Terre.
Photo : NASA
Un coucher de Terre
Pas moins de 57 ans après la photo emblématique du lever de Terre prise par l'équipage d'Apollo 8, les astronautes d'Artemis II ont assisté à un spectacle que seuls quelques humains ont pu observer jusqu’à maintenant : un coucher de Terre.

L'équipage d'Artemis II a capté cette image d'un coucher de Terre le 6 avril 2026 alors qu'il effectuait un vol autour de la Lune. Cette image rappelle la célèbre photo du lever de Terre prise par l'astronaute Bill Anders 58 ans plus tôt, lors du vol autour de la Lune de l'équipage d'Apollo 8.
Photo : NASA/Artemis
Lundi, après le survol lunaire historique, l’équipage d'Orion avait eu droit à un appel de Donald Trump.
Le président s’est notamment adressé à l’astronaute canadien Jeremy Hansen en évoquant des conversations qu’il a eues avec Mark Carney, mais aussi avec l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky.
Il a même plaisanté en se demandant si Wayne Gretzky, surnommé The Great One, aurait eu le courage d'entreprendre un tel voyage vers la Lune, soulignant la bravoure de l'astronaute.

Les membres de l'équipage d'Artemis II sont revenus sur Terre le 10 avril.
Photo : Agence spatiale canadienne
Sur le chemin du retour, mercredi en soirée, c’était au tour du premier ministre canadien Mark Carney de s’entretenir avec les astronautes. Il a même discuté à plusieurs reprises en français avec Jeremy Hansen, originaire de l'Ontario.
Durant la journée, l’équipage a évalué sa capacité à se protéger contre des périodes de fortes radiations, telles que les éruptions solaires. Les astronautes ont utilisé des fournitures et de l'équipement d'Orion pour construire un abri de protection. Plusieurs tests ont été réalisés pour recueillir des données sur les niveaux de radiation à l'intérieur de la capsule.
Objectif 2028
Ce vol était un test pour confirmer que la fusée SLS et la capsule Orion sont prêts pour le retour d'humains sur la surface de la Lune, ce qui n'arrivera pas lors de la troisième mission du programme Artemis, prévue pour 2027. Cette dernière testera en orbite terrestre l'amarrage et les systèmes de survie avec les atterrisseurs de SpaceX (Starship) et de Blue Origin (Blue Moon).
L’objectif est de s'assurer que tout sera prêt pour le grand moment : l’alunissage. Artemis IV doit marquer le retour des astronautes sur la surface lunaire, en 2028.


1 month ago
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