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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe gouvernement du Québec annonce que les camionneurs ontariens qui ont moins de deux ans d’expérience et qui souhaitent obtenir un permis québécois devront dès jeudi se soumettre à un examen pratique, un effort pour restreindre le phénomène des « chauffeurs inc. ».
Dans un communiqué, Québec indique que cette mesure temporaire est une réponse au rapport du vérificateur général de l’Ontario de ce printemps, qui a soulevé que la formation des camionneurs dans cette province fait défaut.
Si ces chauffeurs qui souhaitent s’établir au Québec échouent deux fois, la Société de l’assurance automobile du Québec les obligera à suivre la formation obligatoire.

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Cette nouvelle mesure a été bien accueillie par le PDG de l’Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux. C’est un pas dans la bonne direction, je suis obligé de saluer l’initiative du ministre [des Transports, Benoit Charette], a-t-il reconnu en entrevue à Tout un matin.
Certains chauffeurs qui échouent à plusieurs reprises à leur examen de conduite au Québec se tournent vers l’Ontario pour obtenir leur permis de conduire, avant de revenir et de demander une équivalence pour leur permis québécois, précise-t-il.

Des audiences du coroner sont en cours sur l'accident survenu en 2025 à Boucherville. (Photo d'archives)
Photo : Carl Bouvier-Jodoin
Jusqu'à présent, pour un chauffeur de camion lourd qui déménage au Québec, le transfert de permis se fait automatiquement sans autre questionnement sur la qualité de la formation qu’il a reçue, a ensuite expliqué le ministre Charette.
Il a dit mettre cette mesure en place en attendant que l'Ontario prenne des mesures en réaction au rapport de son vérificateur général. On veut attendre que l’Ontario démontre sa volonté d’agir et on veut évaluer les correctifs qu’ils vont mettre en place pour déterminer l’impact sur la sécurité routière, a-t-il indiqué.
En décembre, Québec a déjà mis en place une formation minimale de 125 heures pour obtenir le permis de classe 1, qui permet de conduire un poids lourd au Québec.
Encore du travail à faire
Mais ces mesures n’empêchent pas un camionneur formé en Ontario de conduire sur les routes du Québec. Et elle ne s’attaque pas non plus à la falsification de documents et aux stratagèmes d’évitement fiscal qui sont au cœur du phénomène des chauffeurs inc., a reconnu Marc Cadieux.
C’est un morceau du casse-tête, a dit M. Cadieux, qui a rappelé que le fait de s’attaquer à ce phénomène nécessite un consensus pancanadien. Tous les pouvoirs ne sont pas exercés de la même façon d’une province à l’autre, a-t-il indiqué.
On ne résout pas tous les aspects de la problématique, a aussi avoué le ministre Benoit Charette.

Le ministre des Transports du Québec, Benoit Charette, en mêlée de presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Il a toutefois aussi annoncé la mise en place d’une table de travail au sujet des travailleurs étrangers temporaires afin d’augmenter le nombre de ceux qui s’approprient des pratiques de conduite sécuritaire.
Elle sera composée de représentants du gouvernement, de membres de l’industrie et d’organisation d’accompagnement de ces travailleurs temporaires et devra soumettre des recommandations en novembre.
Des audiences publiques du coroner sont aussi en cours au sujet de trois décès lors d'accidents de la route impliquant un poids lourd au Québec jusqu'en novembre.
Le ministre a indiqué que le futur gouvernement du Québec aura ensuite à revoir les législations concernant la reconnaissance des permis internationaux.


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