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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUne adolescente de 17 ans risque de manquer sa rentrée scolaire à cause des délais pour obtenir son permis d’études auprès d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Lily-Rose Coudreau, dont les parents sont tous deux des travailleurs étrangers temporaires, attend le précieux document sans lequel elle devra mettre une croix sur sa première session au Cégep de Chicoutimi.
Soit elle est capable de commencer avant la fête du Travail, soit la session sera perdue là, et elle sera obligée de rester à la maison.
Les parents de Lily-Rose ont décidé de quitter la France en 2024, pour commencer une nouvelle vie au Saguenay.
Son père et sa mère ont trouvé du travail chez Coupesag, une usine de transformation d’acier et d’aluminium, et Lily-Rose ainsi que son frère ont poursuivi leurs études dans une école secondaire de la région.
Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires du Québec, l’adolescente a été admise au Cégep de Chicoutimi. Mais le passage aux études collégiales ne s'avère pas aussi facile que prévu.

Anthony Coudreau s’explique mal qu’après avoir terminé son secondaire, sa fille peine à obtenir un permis pour poursuivre ses études collégiales.
Photo : Radio-Canada / Christian Patry
Pour compléter sa demande d’admission, elle avait besoin d’un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) et d’un permis d’études d'IRCC. Le gouvernement provincial a produit le document nécessaire à la poursuite de ses études, mais celui du fédéral se fait toujours attendre.
Pour montrer l’urgence de la demande, le Cégep de Chicoutimi a communiqué directement avec le ministère fédéral, il y a deux semaines. Dans la lettre obtenue par Radio-Canada, le directeur adjoint aux études rappelle à IRCC que Lily-Rose devra avoir reçu une Lettre d’approbation […] au plus tard le vendredi 4 septembre afin d’être en mesure de commencer la session d’automne 2026. La démarche n’a pas permis de faire débloquer le dossier.
Anthony Coudreau, le père de Lily-Rose, déplore que leur fille soit condamnée à rester à la maison et à repousser ses études. Elle ne peut rien faire parce qu’elle ne peut même pas travailler, donc elle sera obligée de rester là jusqu’en janvier, en attendant , dit-il.

Nicolas Pelletier est directeur financier de Coupesag.
Photo : Radio-Canada / Christian Patry
Exaspéré, l’employeur de ses parents a tenté à son tour de faire accélérer le processus.
On attend, on fait des appels, on envoie des courriels, on fait tout ce qui est en notre pouvoir, explique le directeur financier de l’entreprise Coupesag, Nicolas Pelletier. Il a personnellement interpellé le bureau du député de Chicoutimi–Le Fjord. Bien que l’on confirme que rien ne laisse présager que le permis ne lui sera pas accordé, on précise que les délais à IRCC pour ce genre de document sont de 66 jours ouvrables.
Le problème est que la demande a été déposée le 11 août dernier.
Je ne peux pas comprendre qu’une fille de 17 ans reste à la maison parce qu’un ministère n’est pas assez rapide pour produire un papier.
Coupesag compte 75 employés, dont une quinzaine de travailleurs étrangers temporaires. L’histoire de Lily-Rose irrite au plus haut point le directeur financier de l’entreprise,
Son père travaille, sa mère travaille, ce sont des Français. Il n’y a aucun problème sur rien. Ça n’a pas de sens, insiste Nicolas Pelletier. Aucun parent québécois n’accepterait que son enfant perde un an de scolarité. Donc, comme entreprise, je n’accepte pas que l’enfant d’un travailleur ne puisse pas aller aux études.

20 % des employés de Coupesag sont des travailleurs étrangers, à l'instar d'Anthony Coudreau.
Photo : Radio-Canada / Christian Patry
M. Pelletier a décidé de s’impliquer dans le dossier parce qu’il est bien conscient que la situation met de la pression sur son employé et sur l’entreprise. Quand les travailleurs étrangers ou les enfants des travailleurs étrangers ont ce genre de problème, c’est la productivité qui est affectée […] C’est pour ça aussi qu’il faut mettre la pression pour que ces ministères-là soient plus efficaces.
Le cabinet de la ministre de l’Immigration Lena Diad confirme que le délai pour le type de permis dont a besoin Lily-Rose est de deux mois.
Nous reconnaissons qu’il reste encore du travail à faire pour améliorer les délais de traitement, mais nous avons réalisé d'importants progrès, écrit-on, sans spécifier les raisons du retard.


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