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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPlus personne n'y croyait, mais le « miracle » a eu lieu : les secours népalais ont retrouvé vivants vendredi deux ouvriers dans un tunnel du nord du Népal où ils étaient prisonniers depuis la crue catastrophique du 26 août dans l'Himalaya.
L'un des deux survivants a été extrait sur une civière portée par une nuée d'hommes casqués, selon des images diffusées par le ministère de l'Énergie. Conscient, il a joint ses mains en signe de prière.
L'autre miraculé, le visage et le corps noircis de boue, a été remis sur ses pieds sous les acclamations par ses sauveteurs, à qui il a adressé un petit signe de la main.
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir!, s'est exclamé le ministre de l'Énergie, Biraj Bhakta Shrestha, sur les réseaux sociaux. Les opérations de secours continuent [...] poursuivons tous nos efforts et nos prières, nous n'avons pas perdu espoir.
Ces deux ouvriers – identifiés comme Sanjay Shah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans – sont les premiers à être extraits vivants du tunnel du chantier du barrage de Trishuli-3, dans lequel les autorités ont estimé qu'une centaine de personnes seraient bloquées.
Selon les derniers bilans officiels, la crue dévastatrice de la semaine dernière a fait au moins 1280 morts et plus de 5600 disparus.
Pas de mots
Les deux rescapés népalais ont été évacués en hélicoptère vers Katmandou, où ils ont été hospitalisés en bonne santé, selon le ministère de l'Énergie.
C'est un miracle! Je suis si contente, a déclaré à l'AFP une belle-sœur de Kabir Maharjan, Lakshmi Naini, accourue à l'hôpital de la capitale. Lorsque j'ai appris sur les réseaux sociaux qu'il était toujours vivant, j'ai eu du mal à y croire.
Je n'ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens, a confié un autre proche, Shyam Maharjan.
Côté népalais, des dizaines de sauveteurs – certains venus d'Inde, de Chine et de Corée – sont engagés depuis dans une course contre la montre pour retrouver des rescapés dans les tunnels de centrales hydroélectriques ou de barrages en chantier.
Progressant dans la boue et les débris, ils n'avaient jusque-là récupéré que quelques corps sans vie.
Selon l'autorité népalaise chargée des situations d'urgence, plus de 900 employés ou ouvriers des sites hydroélectriques en service ou en construction sont toujours portés manquants vendredi.
Tôt vendredi matin, les autorités ont annoncé que les efforts des sauveteurs avaient enfin été récompensés, évoquant un miracle.
Hunchha
Peu de temps avant l'annonce officielle, un spécialiste des secours en profondeur impliqué dans les opérations, l'Australien Arnold Dix, avait rapporté un premier contact avec des survivants.
Ils [les secours] pensent qu'ils ont reçu une faible réponse de l'intérieur [du tunnel] qui disait +hunchha+, c'est-à-dire "oui" ou "OK", a déclaré à l'AFP M. Dix, interrogé par téléphone.
Les secours ont répondu "Ne vous inquiétez pas, on vient vous sauver", a-t-il poursuivi.
Les autorités népalaises multiplient par ailleurs leurs efforts pour prêter assistance aux dizaines de milliers de personnes sinistrés par la catastrophe.
Causé par l'effondrement d'un glacier et d'un pan de la montagne, le mur d'eau, de glace et de débris qui a déferlé dans les vallées a emporté bâtiments, ponts, routes et infrastructures de la région.
Lors d'un point devant les diplomates étrangers, le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un tsunami himalayen.
Lors d'un survol en hélicoptère de la zone jeudi, des journalistes de l'AFP ont pu observer de nombreux villages décimés recouverts d'une épaisse boue grise tout autour du lit de la rivière, au milieu des champs de riz encore verts.


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