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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes gens d'affaires jubilent à l'idée du premier ministre ontarien, Doug Ford, d'agrandir l'aéroport Billy Bishop au centre-ville de Toronto et d'y faire atterrir des jets. « Est-ce que le marché est véritablement là pour l'expansion? » demande toutefois l'experte Isabelle Dostaler.
M. Ford dit qu'il va exproprier Toronto du site et « prendre le contrôle » de l'aéroport Billy Bishop.
Les aéroports, c'est toujours : on les aime ou on les déteste, raconte Mme Dostaler, vice-rectrice aux études et à la recherche à l'Université de l'Ontario français et spécialiste du transport aérien, en entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils.
C'est pratique pour la communauté d'affaires, mais les riverains pensent autrement, note-t-elle. À l'heure actuelle, seuls des avions à turbopropulseur peuvent se poser à Billy Bishop.
La nouvelle génération d'avions à réaction est moins bruyante, affirme Mme Dostaler. Elle se demande toutefois s'il y a vraiment un besoin pour justifier l'expansion de Billy Bishop, qui accueille environ 2,8 millions de passagers par année, comparativement à 47,3 millions pour l'aéroport Pearson en 2025.
John Kiru, directeur général de l'Association des commerçants de Toronto (TABIA), pense que l'expansion de Billy Bishop est nécessaire. Pour lui, l'impact serait significatif économiquement, autant pour la Ville que pour les commerçants.
L'Administration portuaire de Toronto, la société fédérale qui est propriétaire de l'aéroport, appuie elle aussi le projet d'expansion et la venue des jets.
Doug Ford agit-il de façon antidémocratique?
La mairesse de Toronto, Olivia Chow, est d'accord avec le prolongement de la piste d'atterrissage de l'aéroport Billy Bishop pour se plier à la réglementation fédérale sur la sécurité.
Elle s'oppose toutefois à l'idée d'y avoir des jets.
Doug Ford a une approche antidémocratique en cherchant à imposer sa volonté, dénonce la conseillère municipale Ausma Malik, qui représente le secteur de Spadina-Fort York.
Pour elle, le premier ministre cherche à faire fi de l'impact négatif qu'aurait une expansion de Billy Bishop et l'arrivée de jets, en matière de bruit et de circulation routière.
La conseillère Malik affirme que la Ville a collaboré avec l'Administration portuaire et le fédéral depuis 40 ans dans le cadre d'une entente tripartite. Toronto devrait avoir un siège autour de la table [pour tout changement], exige-t-elle.
Avec les informations de CBC


2 months ago
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