Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Des milliers de photos de Montréal découvertes dans les archives du peintre John Little

2 months ago 15

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Quelque 11 000 photos prises sur une période de 50 ans ont été retrouvées dans le studio du peintre montréalais John Little, décédé en octobre 2024.

Comme plusieurs artistes, John Little utilisait des photos pour peindre ses toiles qui représentent en général des scènes de rue des vieux quartiers de Montréal, mais aussi de Québec et d'Ottawa.

De la fin des années 1940 jusqu'aux années 1990, il en a accumulé des milliers, retournant souvent aux mêmes endroits à intervalles réguliers.

La photo montre une rue étroite typique du quartier Centre-Sud à Montréal.

Une photo de la rue de la Visitation dans l'ancien Faubourg à m'lasse de Montréal, prise par John Little dans les années 1950, a servi de modèle à une toile peinte 60 ans plus tard.

Photo : John Little

Certaines photos ont servi à peindre des scènes de rues de quartiers disparus depuis longtemps. Par exemple, une photo de la rue de la Visitation, prise vers 1950, a permis au peintre de créer, en 2013, une toile illustrant ce secteur détruit au début des années 1970, pour faire place à la Maison de Radio-Canada.

La toile montre une rue étroite et des maisons typiques de l'architecture de l'ancien Faubourg à m'lasse de Montréal.

Une toile de John Little, peinte en 2013, qui montre la rue de la Visitation vers le nord dans un quartier détruit lors de la construction de la Maison de Radio-Canada dans les années 1970.

Photo : Craig Klinkhoff

Avec l'accord de la famille de John Little, le galeriste Craig Klinkhoff a entrepris de numériser les photos et de les rendre accessibles au public sur Internet.

À mon avis, ces photos représentent une archive extraordinaire qui montre l'évolution de Montréal et de Québec dans les années 1950 et 1960, comme Griffintown, Saint-Henri, Pointe-Saint-Charles, le Plateau.

Comme représentant du peintre, Craig Klinkhoff était habitué à entendre les histoires de gens qui reconnaissaient leur maison ou leur appartement sur les toiles de John Little. La leur, ou celle de leur grand-mère. C'était un privilège de recevoir ces histoires et de les transmettre au peintre et à sa famille.

C'est donc pour redonner au public que le galeriste a entrepris de numériser les 11 000 photos. Si des gens possèdent une toile, ils pourront ainsi voir la ou les photos qui ont servi de modèle, précise-t-il.

C'est très important de les partager pour que la communauté puisse participer en identifiant les coins de rue, même les personnages sur les photos. Cela ajoute quelque chose à ses archives, à son œuvre.

Jusqu'à présent, près de 9000 photos ont été numérisées. L'aide du public est d'ailleurs nécessaire pour identifier correctement plus de 2000 photos. Depuis le lancement du projet, 126 l'ont déjà été. Les photos peuvent être vues sur le site Internet (nouvelle fenêtre) du galeriste, mais aussi sur une page Facebook (nouvelle fenêtre) et une page Instagram (nouvelle fenêtre) consacrées aux archives de John Little.

Même méthode de classement

Dans son studio situé au sous-sol de sa maison de Mont-Royal, John Little était entouré d'étagères remplies de 180 boîtes de carton.

Chaque boîte portait une étiquette : patinoires, églises, parc La Fontaine, rue Marie-Anne, rue Waverly, rue De Bullion, etc.

 parc La Fontaine, hockey rings, etc.

Dans son studio, le peintre entreposait ses photos dans des boîtes de carton étiquetées.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Une boîte pouvait facilement contenir plus d'une centaine de photos prises sur une période de 50 ans.

Certaines boîtes avec des noms plus génériques, comme ville de Québec, patins à glace, Vieux-Montréal, Saint-Henri ou Pointe-Saint-Charles, pouvaient contenir jusqu'à 500 photos.

Deux photos de la rue Wolfe dans le quartier Centre-Sud à Montréal, collées sur un carton sur lequel le peintre a dessiné pour prolonger ce que montrent les photos.

Certaines photos qui ont servi de modèle pour des toiles sont collées sur des cartons sur lesquels le peintre a aussi dessiné.

Photo : archives John Little

Une toile montrant une rue enneigée de Montréal.

Une peinture de John Little, « Rue Wolfe, Montreal, 1979 »

Photo : Alan Klinkhoff Gallery

Quelle valeur archivistique?

Les photos prises par John Little n'ont pas la beauté ni la qualité de celles de grands fonds d'archives, comme le fonds Notman (400 000 photos des studios Notman détenues par le Musée McCord Stewart) ou le fonds du photographe professionnel Conrad Poirier (23 000 photos déposées aux Archives nationales du Québec).

La conservatrice de la collection de photographie du Musée McCord Stewart, Zoé Tousignant, précise que ce n'est pas la beauté de l'image, mais le sujet qui donne une valeur archivistique aux photos de John Little. Assez, selon elle, pour que cette collection intéresse les grands fonds d'archives.

Il y a beaucoup de musées ou d'institutions, de centres d'archives qui voudraient cette collection. Mais comme partout, il y a des problèmes d'espace. Parce que John Little n'était pas le seul à conserver des archives comme ça.

L'an passé, le Musée McCord Stewart a présenté l'exposition Battre le pavé. La photographie de rue à Montréal, qui réunissait les œuvres de 30 photographes qui ont eu ce désir de documenter Montréal de divers points de vue. John Little aurait pu y figurer, dit Zoé Tousignant.

Les photos de John Little ne sont pas les seules à documenter l'évolution de la ville sur une longue période. C'est rare, mais on a d'autres exemples, précise la conservatrice. Elle mentionne le fonds Edith Mather, qui contient 4000 photos, et celui de David Marvin, qui en contient 6000.

Cette collection de photos représente toutefois un précieux témoin du Montréal avant ou en voie d’être dépecée par l’administration Drapeau, selon l'animateur en histoire et patrimoine Bernard Vallée.

D'autres archives

Outre des milliers de photographies, les archives du peintre contiennent aussi de nombreux dessins, des esquisses et des collages parfois étranges. Un cahier complet de dessins intitulés Canadiens vs Bruins représente des face-à-face entre les joueurs des deux équipes de hockey.

John Little, qui, comme beaucoup d'enfants canadiens, rêvait d'être hockeyeur, l'a peint en 1938, alors qu'il n'avait que 10 ans. Ces archives, dans lesquelles le ménage n'est pas fait, sont encore dans le studio de l'artiste.

John Little debout sur ses patins avec un bâton de hockey à la main.

John Little, en 1944, alors âgé de 16 ans.

Photo : Famille de John Little

Rappelons que, contrairement à la plupart des grands peintres québécois, John Little vivait en ermite. Il n'a jamais donné d'entrevue, et aucune photo de lui n'était disponible lors de l'annonce de son décès le 29 octobre 2024.

La mise en ligne de ses archives permet aussi de voir des photos de ce peintre prolifique, dont les toiles sont présentes autant dans les grandes collections que dans des centaines de foyers québécois.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway