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Hantavirus : trois Canadiens en isolement en lien avec l’éclosion sur un bateau

4 weeks ago 19

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Deux passagers ontariens du navire de croisière MV Hondius, qui est le théâtre d'une éclosion mortelle d'hantavirus, sont rentrés au pays et sont présentement en isolement, tout comme un Québécois qui a voyagé à bord d'un avion où se trouvait un cas confirmé.

L'éclosion, à bord d'un bateau d'expédition parti d'Amérique du Sud, a fait trois morts et de nombreux malades (nouvelle fenêtre).

Le risque de transmission du virus par le Québécois en isolement est extrêmement faible, indique la ministre de la Santé du Québec, Sonia Bélanger, sur X (anciennement Twitter). Elle explique qu'il n'était pas à proximité du cas confirmé dans l'avion.

Elle ajoute que l'individu ne présente aucun symptôme et qu'il est pris en charge par la santé publique.

Les autorités de santé publique nous indiquent que le risque pour la population est très faible. [...] La transmission interhumaine du hantavirus est extrêmement rare.

Nous restons vigilants et continuerons d'informer la population, assure la ministre Bélanger.

Le ministère québécois de la Santé ajoute qu'aucun cas confirmé d'hantavirus n'a été identifié au Québec. La transmission interhumaine de ce virus est rare et nécessite des contacts rapprochés et prolongés, précise le Ministère dans un communiqué.

Deux Ontariens étaient sur le bateau

La ministre ontarienne de la Santé, Sylvia Jones, confirme, pour sa part, que deux passagers ontariens du bateau sont rentrés dans la province.

Ces derniers avaient débarqué du navire le 24 avril à l'île Sainte-Hélène, indique la compagnie de croisière Oceanwide Expeditions par courriel.

Ils sont actuellement en isolement en Ontario.

Ils font l'objet d'une surveillance active et collaborent quotidiennement avec les autorités sanitaires locales, afin de s'assurer que l'isolement est bien respecté.

Les deux passagers ontariens sont asymptomatiques, peut-on lire dans une déclaration commune de Marjorie Michel, ministre fédérale de la Santé, et Anita Anand, ministre fédérale des Affaires étrangères.

Ils sont rentrés au pays avant que l'épidémie ne soit identifiée, ajoute Ottawa, qui a mis sur pied une équipe d'intervention pangouvernementale.

La ministre Jones dit que l'Ontario collabore avec Ottawa, en prévision du retour possible au pays de toute autre personne potentiellement exposée au virus. Elle indique que la période de quarantaine sera d'environ 30 jours.

Quatre Canadiens sont toujours à bord du bateau de croisière. Le fédéral dit être en contact avec eux.

Un casse-tête pour le traçage des cas

Parmi les 114 passagers à bord du MV Hondius en date du 1er avril, 30 sont descendus du bateau à l'île Ste-Hélène le 24 avril, soit avant que le premier cas d'hantavirus ne soit confirmé le 4 mai, précise la compagnie Oceanwide Expeditions. La dépouille d'un passager avait été débarquée le 11 avril.

En plus de deux Canadiens, sept Anglais et six Américains, notamment, ont quitté le navire le 24 avril.

Tous ces passagers ont été contactés par Oceanwide Expeditions, dit la compagnie. Nous nous employons actuellement à recenser les coordonnées de tous les passagers et membres d'équipage qui sont montés à bord et ont débarqué aux différentes escales du m/v Hondius depuis le 20 mars.

Une équipe consulaire canadienne est en route vers les îles Canaries, afin de superviser le processus de débarquement des Canadiens toujours à bord, précise Ottawa, pour que tous les protocoles de santé publique soient respectés.

Les passagers devraient débarquer à Granadilla de Abona, aux îles Canaries, tôt dimanche matin, mais le gestionnaire de la croisière a noté que cela pourrait changer.

Le Dr Zain Chagla, spécialiste des maladies infectieuses et professeur à l'Université McMaster de Hamilton, explique à CBC que ce n'est pas parce qu'une personne a été exposée au virus qu'elle tombera malade.

Lors des épidémies précédentes, un certain nombre de personnes n’ont jamais contracté le virus malgré leur exposition. C’est donc un signe encourageant qui montre que ces personnes bénéficient de soins de qualité, mais cela indique aussi probablement que le risque de transmission locale est très faible , précise-t-il.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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