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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayEst-ce grandiloquent de parler d’empire quand il est question des Maple Leafs? Peut-être. Probablement. Il est vrai que cette équipe de hockey n’a rien eu d’impérial quand ça comptait vraiment depuis six décennies maintenant.
N’empêche, au cours des neuf saisons précédant celle-ci, soit depuis l’arrivée d’Auston Matthews à Toronto, les Leafs ont formé la 3e équipe de la LNH, avec un taux de succès de ,639.
Chaque année, tout le monde se doutait que le carrosse se transformerait en citrouille sur les coups de minuit, mais personne ne remettait en doute leur capacité à survoler les 82 matchs de la saison, un exploit en soi. Certes, le départ de Mitch Marner allait porter un dur coup aux espoirs de l’équipe, mais à ce point?
La chute est brutale. Les Leafs ont vivoté toute l’année jusqu’après la pause olympique. Sept matchs, sept défaites de suite, deux maigres points à se mettre sous la dent, dent qu’ils ont de moins en moins longue.
Aujourd’hui, tandis qu'ils sont campés au 15e et avant-dernier rang de l’Association de l’Est, à 11 points d’une place dans les séries, les jeux sont faits.
Comme on fait son lit, on se couche, a joliment résumé Max Domi dans un élan de poésie qu’on ne lui avait guère connu à Montréal.
Pareille débâcle nécessite des explications. On en a peu trouvé dans ce vestiaire bleu et blanc après un entraînement optionnel à sept joueurs, mardi, au Centre Bell, séance sans grand enthousiasme.
L’entraîneur Craig Berube a préféré ne pas s’étendre sur le sujet.
Domi, lui, a estimé que l’équipe n’était pas encore rendue à l’heure des bilans. Et Nick Robertson a évoqué le manque de constance, le manque d’énergie du désespoir.
Le petit attaquant a aussi parlé de… malchance.
On a été victimes de buts malchanceux qui dévient sur un patin ou autre. Ça te joue dans la tête. Après, c’est un manque d’exécution, tout le monde en est responsable, a-t-il ajouté.
C’est audacieux de parler de malchance dans le contexte, tout comme ce l’était d’invoquer les blessures dans la lettre adressée aux supporteurs torontois et signée par le président de Maple Leafs Sports and Entertainment (MLSE), Keith Pelley, à la fin février. Une explication qui a très mal passé auprès des amateurs.
Le problème est ailleurs. Comment une équipe qui tenait les champions de la Coupe Stanley dans les câbles il y tout juste 10 mois, au deuxième tour des séries, peut-elle devenir un cancre de la LNH en perdant essentiellement un seul joueur, si bon soit-il?
La production de Matthews a dégringolé pour une deuxième année de suite. Pour la première fois depuis sa saison recrue, l’Américain de 28 ans se dirige vers une campagne de moins d’un point par match. L’ancien marqueur de 60 buts en est devenu un de 35.
Il y a ça, donc. Or, malgré la baisse de rendement du capitaine et le départ de Marner, Toronto marque presque autant que l’année dernière après 64 matchs (201 buts contre 205).
En défense, toutefois, l’équipe a cédé 34 fois de plus qu’à pareille date (223 contre 189).
Après la défaite contre les Sénateurs, le 28 février, Berube avait déclaré que ses joueurs doivent y mettre le cœur et le niveau de compétition nécessaires pour performer dans cette ligue, tout en pointant sa poitrine et sa tête. Dur, très dur, mais probablement juste.
Il a raison. Peu importe le système, les stratégies, il faut jouer avec fierté et y mettre du cœur, a admis Robertson.
On avait la formation pour faire bien mieux cette année. On n’a pas été capables de le faire. On en est les seuls responsables.
Cette saison perdue soulève une tonne de questions à Toronto.
Pour en revenir au début de ce texte, est-ce réellement la chute de cette puissance d’hier ou simplement un faux pas au cours de la décennie la plus prolifique – en saison, on le répète – de cette équipe?
Pourront-ils redresser la barre dès l’an prochain à l’image de ce que les Penguins de Pittsburgh, les Bruins de Boston ou les Capitals de Washington font avec plus ou moins de succès depuis longtemps?
Une reconstruction est-elle envisageable? Le directeur général Brad Treliving est-il l’homme de la situation pour piloter le vaisseau, peu importe la direction qu’il prendra?
Matthews, aussi incroyable que cela puisse paraître, est-il au début d’un déclin? Voudra-t-il demeurer dans la capitale ontarienne si la situation ne s’améliore pas? Et s’il y a un doute, les Leafs ne seraient-ils pas mieux de prendre les devants dans ce dossier?
La suite s’annonce divertissante. Voilà une équipe qui n’en est pas à un mélodrame près, de toute façon.
En rafale
Les Maple Leafs ne l’ont pas confirmé, mais tout indiquait au terme de l’entraînement facultatif que le Québécois Benoit-Olivier Groulx – BO pour les intimes – serait de la partie contre le Canadien.
Le jeune homme de 26 ans a amassé 50 points, dont 27 buts, avec les Marlies de Toronto, dans la Ligue américaine, et a eu droit à son premier rappel.
Le personnel d’entraîneurs lui a demandé de quitter la glace avant la plupart de ses coéquipiers, ce qui est généralement de bon augure en vue d’une participation au match de la soirée.
Ça faisait longtemps que j’attendais ce rappel, mais je ne m’en faisais pas avec ça […]. C’est sûr que, quand tu vois les gars échangés à la date limite, tu commences à y penser, a-t-il lancé aux quelques scribes montréalais qui tournaient autour de son casier.
Si ça s’avérait, il s’agirait de son premier match dans la LNH depuis le 12 avril 2024, lorsqu’il jouait pour les Ducks d’Anaheim.


2 months ago
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