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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIl existe de nombreuses défaillances dans la manière dont le gouvernement du Québec s'acquitte de ses responsabilités dans l'octroi de contrats pour les projets d'exploitation de minéraux critiques, notamment en ce qui concerne leur acceptabilité sociale, dénonce la commissaire au développement durable dans son plus récent rapport.
[Le gouvernement du Québec] exclut d’emblée certaines préoccupations des collectivités, par exemple de nature environnementale, lors de la délivrance d’autorisations, et il surveille peu les activités d’exploration minière, note Janique Lambert.
Les municipalités n’ont pas l’expertise pour pouvoir discuter avec les acteurs de l’industrie minière, selon la commissaire Lambert, qui déplore que le gouvernement n’ait pas adapté son accompagnement au contexte de l’augmentation des activités minières.

Janique Lambert a présenté son rapport publiquement jeudi.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Par exemple, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les droits exclusifs d’exploration pour les compagnies minières ont augmenté de 326 % entre 2020 et 2026, touchant maintenant 6,7 % de la région administrative.
En Abitibi-Témiscamingue, la superficie de la région touchée par ces droits s’élève maintenant à presque 30 %, soit le plus haut taux de la province.
Depuis 2024, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) a réalisé seulement deux inspections sur les 403 sites de travaux d’exploration minière pour lesquels il a octroyé des autorisations d'exploration à impacts.
Plusieurs manquements à la Loi sur les mines sont donc mentionnés dans le rapport, faisant en sorte que le nettoyage de centaines de sites d’exploration a dû être pris en charge par le gouvernement et non par les compagnies.

Les installations de la mine Westwood, de la société minière Iamgold, en Abitibi-Témiscamingue (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard
D’ailleurs, la commissaire Lambert souligne que des actions importantes pour soutenir le développement responsable de chaînes de valeur des minéraux critiques stratégiques (MCS) n’ont pas été respectées. Pourtant, elles étaient indiquées dans le Plan québécois pour la valorisation des MCS de 2020 à 2025.
Les chaînes de valeur représentent toutes les étapes entre la recherche et la commercialisation des minéraux.
L’organisme environnemental Équiterre s’est dit préoccupé par les conclusions du rapport dans un communiqué.
Le message est le même qu’il y a 20 ans : faire abstraction de l’environnement nous mène droit dans le mur. Un gouvernement qui renie les principes du développement durable en est un qui abandonne sa population, a écrit l’analyste en politiques climatiques et énergétiques chez Équiterre, Charles-Édouard Têtu.
La demande mondiale pour les minéraux critiques est considérable et le Canada n’y échappe pas.
Le gouvernement Carney avait annoncé des investissements de 6,4 milliards de dollars en 2025 pour consolider les chaînes d’approvisionnement, réduire les dépendances et garantir l’accès aux ressources essentielles pour l’énergie propre, la fabrication de pointe et la défense dans le cadre d’une alliance avec des partenaires internationaux, selon le communiqué du gouvernement fédéral au moment de l’annonce.
Le gouvernement du Québec a également investi plus d'un milliard de dollars dans cinq projets miniers depuis 2020.


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