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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« Je n'ai aucune crainte que ce sera les États-Unis et les autres » : à l'aube du sommet des dirigeants du G7, le premier ministre Mark Carney a dit ne pas adhérer à l'idée que cette réunion serait celle du « G6 + 1 ».
Cette formule du « G6 +1 », selon laquelle les autres pays du G7 seraient ensemble face aux États-Unis de Donald Trump, a été évoquée à plusieurs reprises depuis le premier mandat du président américain. L’ancien ambassadeur du Canada, Stéphane Dion, l’a ressortie en entrevue à Radio-Canada. Donald Trump, selon lui, est un personnage différent des autres dirigeants à la table.
À Paris, vendredi, Mark Carney a balayé cette idée.
Il y aura des questions sur lesquelles l'un des partenaires du G7 défendra des positions bien arrêtées, plus radicales que celles des autres, a-t-il convenu en conférence de presse, mais il a assuré qu'il était possible d'établir des objectifs communs, avec des approches différentes complémentaires.
On cherche des solutions communes.
Le premier ministre a toutefois dit s'attendre à des discussions très franches, très directes, très fluides avec des homologues. C’est un des grands avantages du G7, a-t-il indiqué.
Le Canada et la France soudés
M. Carney a tout de même semblé vouloir faire bloc avec la France, à l'approche de cette rencontre. Il a été chaleureusement accueilli par le président français Emmanuel Macron, à l'Élysée, pour une longue rencontre bilatérale avant le début du sommet, en France, lundi.
Dans leurs discours en début de rencontre, les deux dirigeants ont étalé la convergence de leurs idées, de leurs valeurs et de leur vision du monde, à quelques jours du sommet des dirigeants du G7.
Plus que jamais, nous avons une même lecture du monde, a d’abord lancé le président Macron. Nous constatons que l’ordre international est fragmenté, qu’il est marqué par un retour des rapports de force, par la contestation des règles communes, par la coercition économique.
Tour à tour, les deux chefs d’État ont vanté le rapprochement stratégique entre l’Europe et le Canada, et leurs opinions communes sur divers sujets, de la reconnaissance de la Palestine à la protection des mineurs en ligne, en passant par l’augmentation des dépenses militaires.
Nous faisons partie de la même famille.
Nous sommes déterminés à agir ainsi pour renforcer notre autonomie stratégique dans un monde dominé par les puissances hégémoniques, a ensuite déclaré le premier ministre Carney, faisant écho à son propre discours à Davos, en janvier dernier.
Le prochain ordre mondial sera probablement construit à partir de l’Europe, a-t-il ajouté, et le Canada fera partie de cette initiative. Selon le premier ministre, M. Macron se fait l’un des champions pour intensifier les liens entre l’Union européenne et le Canada.

« Le prochain ordre mondial sera probablement construit à partir de l’Europe », a déclaré le premier ministre Carney.
Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov
Les deux hommes passeront la soirée de vendredi ensemble. Avant le début de la réunion du G7, Mark Carney doit aussi se rendre en Irlande ce week-end.
Des avancées sur l'ACEUM?
M. Carney souhaitera profiter de ce sommet pour organiser une rencontre avec M. Trump, dans l’espoir de faire avancer le dossier des négociations commerciales avec Washington. Rappelons que, lors du précédent sommet, en Alberta, le président américain était parti prématurément.
Le Canada et les États-Unis n'ont toujours pas lancé le processus de révision en vue du renouvellement de leur accord de libre-échange incluant le Mexique, l'ACEUM, moins d'un moins avant la date butoir du 1er juillet.
Plus tôt cette semaine, M. Trump a laissé entendre que les États-Unis pourraient se retirer de l'entente, alors que le Canada a déjà reculé sur plusieurs irritants de la partie américaine, dont les contributions exigées aux diffuseurs numériques par le CRTC pour le contenu canadien.
À Ottawa, les conservateurs tapaient du pied vendredi. C’est bien beau, les paroles, et c’est bien beau, les discours, mais ce qu’il manque à M. Carney, depuis plus d’un an qu’il est en poste, c’est des réalisations, a déclaré le député Gérard Deltell.
Le conservateur québécois a tout de même concédé qu'évidemment, on ne contrôlera jamais M. Trump, mais on peut contrôler ce qu’on fait ici, chez nous, et là-dessus, on a des griefs à faire au premier ministre.


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