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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAvec deux semaines à faire dans la campagne électorale, le Parti québécois (PQ) conserve son avance dans les intentions de vote, selon un sondage réalisé pour Radio-Canada et Les Coops de l’information. Ce coup de sonde montre également une poussée du Parti conservateur du Québec (PCQ) et une baisse du Parti libéral du Québec (PLQ), ce qui place désormais les deux formations à un point d’écart.
Ce sondage, réalisé par Segma Recherche entre le 8 et le 17 septembre auprès de 5572 répondants issus des quatre coins du Québec, place le PQ en tête avec 29 % des votes projetés, suivi par la Coalition avenir Québec (CAQ) à 22 %.
Le PLQ, qui récolte 19 % des intentions de vote, est pourchassé par le PCQ, à 18 %. Québec solidaire (QS) ferme la marche avec 12 %.

Le Parti conservateur du Québec d'Éric Duhaime talonne maintenant les libéraux à l'échelle de la province.
Photo : Radio-Canada / Francis Lamontagne
Je pense que beaucoup d'observateurs s'accordent pour dire qu'Éric Duhaime mène une campagne assez intéressante, avance le président de Segma Recherche, Raynald Harvey. On constate que le vote conservateur est concentré chez les plus jeunes, et qu’il tend à diminuer avec l'âge des répondants.
Une fracture générationnelle
Un des faits saillants très clairs de ce sondage, c’est la fracture générationnelle, insiste M. Harvey. Si les 18-34 ans ont sont plus enclins à voter pour QS (27 %), le PQ (26 %) et le PCQ (23 %), il n’en demeure pas moins que la CAQ demeure deuxième dans les intentions de vote générales, portée par les tranches de l’électorat plus âgées.
La CAQ est cinquième dans les principaux partis chez les 18 à 34 ans, et elle est première chez les 65 ans et plus, avec un avantage quand même important.
Or, signe que rien n’est joué, 41 % des personnes interrogées estiment que leur vote est toujours à prendre et qu’elles pourraient changer d’idée d’ici le jour de l’élection. C’est d’ailleurs le cas de 1 électeur de 18 à 34 ans sur 2.

Le PQ de Paul St-Pierre Plamondon est en tête des intentions de vote dans la moitié des régions du Québec qui ont été sondées.
Photo : Radio-Canada / Francis Lamontagne
La CAQ première en Mauricie, le PLQ en retard en Estrie
L’histoire de ce sondage s’écrit également dans les détails qu’il révèle sur l’état des courses dans les différentes régions de la province.
Le PQ mène dans 5 des 10 régions qui ont été sondées, avec des avances notables au Saguenay–Lac-Saint-Jean (39 %) et dans le Bas-Saint-Laurent (46 %). Il rivalise également avec le PCQ dans la grande région de Québec, où les deux partis sont à égalité statistique (27 %).
Anémique à Montréal, la CAQ de Christine Fréchette peut néanmoins se vanter d’être première dans les intentions de vote en Mauricie, avec un score estimé à 31 %. Le parti talonne aussi le PQ sur la Rive-Sud de Montréal.
Or, c’est en Estrie que la CAQ tire son épingle du jeu, où elle est à égalité avec le PQ à 29 %. Un point d'étonnement, dit Raynald Harvey, ce qui pourrait être de mauvais augure pour Charles Milliard, qui se retrouve en troisième place dans cette région, avec 15 %.
C’est d'autant plus surprenant qu’en Estrie, il y a quand même une proportion d'anglophones et d'allophones qui est significative par rapport à d'autres régions du Québec, ajoute-t-il, ce qui en faisait, il y a quelques années, un château fort pour le PLQ.
Rappelons que Charles Milliard mise gros en Estrie, lui qui se présente lui-même dans la circonscription d'Orford. Sa caravane a visité cette région pas moins de sept fois depuis le déclenchement de la campagne.

Parmi les cinq principaux chefs, Christine Fréchette est vue comme celle qui peut mieux mener le Québec dans le contexte de la guerre tarifaire avec les États-Unis.
Photo : Radio-Canada / Francis Lamontagne
Le meilleur PM pour la guerre tarifaire? Aucun de ces choix
Radio-Canada a voulu savoir qui, des cinq principaux candidats, serait le meilleur pour diriger le Québec, en cette période d’incertitude économique dopée par la guerre tarifaire avec les États-Unis.
Résultat : l’option Aucun / Je ne sais pas arrive en première place, avec 26 %. C’est donc plus du quart des répondants qui ne font confiance à aucun chef en particulier pour diriger la province en ces temps de turbulences.
Des leaders dans la course, Christine Fréchette arrive néanmoins première, à 23 %, portée, encore ici, par les 65 ans et plus. Elle obtient en effet une cote de 40 % auprès de cet électorat.
On voit que, dans l'ensemble des régions du Québec, même dans les endroits où la Coalition avenir Québec traîne de loin derrière le Parti québécois et parfois même derrière le Parti libéral, Mme Fréchette arrive en premier, observe M. Harvey.
[On] se rallie derrière elle, peut-être dans un esprit de continuité, ou peut-être parce qu’elle représente, jusqu’à un certain point, une valeur refuge, entre autres par rapport à M. St-Pierre Plamondon.
En deuxième se trouve Paul St-Pierre Plamondon, avec 19 %. Éric Duhaime et Charles Milliard s'échangent les troisième et quatrième places, avec respectivement 13 % et 12 %. Ruba Ghazal est en queue de peloton, avec 5 % des voix.
Coût de la vie et réglementation environnementale
Si la guerre tarifaire avec les États-Unis semblait occuper l’avant-scène au début de la campagne, le sondage révèle qu’il ne s’agit de la priorité que de 9 % des électeurs sondés.
À cette question, 38 % ont répondu que le coût de la vie devrait être la priorité du prochain gouvernement. En seconde place vient l’accès aux soins de santé (25 %).
Là encore, ces deux priorités suivent des trajectoires inverses en fonction de l’âge de l’électorat; un autre exemple d’une scission dans l’électorat québécois, selon Raynald Harvey.
À la question pensez-vous que le contexte économique actuel justifie que le gouvernement réduise le niveau actuel de protection environnementale?, la moitié des répondants se sont dits contre, et 39 % se sont dits pour.
Les gens qui ont tendance à y être favorables à cette réduction des protections environnementales, ce sont plus souvent des hommes et, sans surprise aussi, des gens qui ont tendance à appuyer le Parti conservateur, constate Raynald Harvey, qui parle aussi d’une fracture sur cette question.
On voit que les 65 ans et plus ont plus tendance à appuyer une réduction des mesures que le reste de la population, dit-il.
Les 65 ans et plus mènent la charge contre la souveraineté
En cas de référendum sur la souveraineté du Québec, 30 % des répondants voteraient oui, et 70 % non, après la répartition des indécis (14 %); des chiffres qui correspondent aux autres coups de sonde menés ces derniers temps dans la province.
Fait intéressant : à peine la majorité des électeurs du Parti québécois (55 %) disent qu’ils voteraient oui à un éventuel référendum. Pour Québec solidaire, l’autre parti indépendantiste dans la course, ce chiffre chute à 29 %.
Encore ici, les jeunes semblent un peu plus favorables à l’idée de la souveraineté, dit Raynald Harvey. Et, quand on parle de fracture générationnelle, dans le cas des 65 ans et plus, l'opposition à la souveraineté monte à 66 %. C’est vraiment ce groupe d'âge qui mène un peu la charge contre la souveraineté.
Mais, de manière générale, on peut dire que ce n’est pas nécessairement un projet qui, présentement, galvanise beaucoup la population, ajoute-t-il.
Avec les informations de Jérôme Labbé
Méthodologie
Le sondage commandé par Radio-Canada et CN2i à la firme Segma Recherche a été réalisé du 8 au 17 septembre derniers, au téléphone et sur le web, auprès de 5572 électeurs québécois. À titre informatif, un échantillon entièrement probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de ± 1,3 %, 19 fois sur 20. Les marges d’erreur sont toutefois plus élevées dans les sous-groupes.


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