Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La santé mentale lors d’une crise humanitaire : récit d’une psychiatre de retour du Soudan

3 hours ago 1

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Nyassa Navidzadeh n'est pas qu'une psychiatre basée à Montréal. Elle travaille aussi pour l'organisation non gouvernementale (ONG) internationale Médecins Sans Frontières (MSF).

Son expérience l’a conduite au cœur de la pire crise humanitaire de la planète, au Soudan, où la situation ne fait que s'empirer plus de trois ans après le début des hostilités.

La Dre Nyassa Navidzadeh a passé trois mois à venir en aide aux déplacés dans les camps au Soudan de décembre à mars.

La médecin a surtout travaillé en santé mentale auprès des femmes et des enfants. Elle a notamment offert un soutien psychologique aux personnes qui avaient beaucoup de difficultés au niveau de l'anxiété et de la dépression à cause de la précarité financière et juste au niveau des conditions de vie, qui sont lourdes de conséquences.

Des enfants soudanais raclent les restes de nourriture dans une casserole.

Des enfants soudanais raclent les restes de nourriture dans une casserole vide qui leur a été distribuée dans un camp pour personnes déplacées, le 7 juillet 2026.

Photo : Getty Images / AFP

Il y a une panoplie d'impacts négatifs, que ce soit les décès, des gens traumatisés, des jeunes qui n'ont pas accès à l'éducation, puis qui sont amenés à se déplacer, ce ne sont que quelques exemples, a-t-elle énuméré.

La charge de travail est énorme, a-t-elle affirmé, car il y aurait environ 14 millions de Soudanais déplacés, dont cinq millions d'enfants, selon l'Organisation des Nations unies (ONU).

L'ONU estime que 34 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire dans ce pays, qui est le seul au monde où la famine est officiellement reconnue.

Une femme assise au sol épluche des haricots.

Le 9 juillet 2026, une Soudanaise épluche des haricots dans un abri d'un camp destiné aux personnes déplacées, situé près de la ville d’El-Obeid.

Photo : Getty Images / STR / AFP

Ainsi, pour venir en aide au plus grand nombre, MSF mise surtout sur les interventions de groupe, où l'intervenant vient d'abord sensibiliser les réfugiés sur les symptômes associés aux enjeux psychologiques pour que les gens puissent comprendre et identifier les besoins en santé mentale, a expliqué Dre Navidzadeh.

On leur apprend à faire des techniques de relaxation, des techniques de méditation, des outils pour essayer de trouver des solutions à leur situation.

L'ONG s'appuie aussi largement sur des leaders de la communauté pour diffuser des informations et permettre à ces derniers de partager leurs nouvelles connaissances avec leur entourage. On privilégie vraiment différentes approches, que ce soit dans la communauté, dans le camp de réfugiés, dans l'hôpital, en individuel ou en groupe, a-t-elle ajouté.

Violences sexuelles comme arme de guerre

La psychiatre montréalaise qui a côtoyé des jeunes soudanais dans les camps a été à même de constater les effets de cette guerre sur les jeunes.

C'est sûr que ça peut faire des générations d'enfants traumatisés, c'est triste à dire, mais [c'est] malheureusement vrai.

En effet, les enfants sont, pour beaucoup, privés d'accès à l'éducation, en plus de tous ceux qui sont malnutris, ce qui peut mener à des retards développementaux, que ce soit au niveau du langage, émotionnel ou physique.

À cela s'ajoutent les jeunes, pour la plupart des femmes, qui sont victimes de violences sexuelles, utilisées comme arme de guerre, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

Des femmes soudanaises se rassemblent pour prendre un repas dans une chaudière au sol.

Des femmes soudanaises se rassemblent pour prendre un repas dans un camp de déplacés, près de la ville d’El-Obeid, le 7 juillet 2026.

Photo : Getty Images / AFP

La Dre Navidzadeh a témoigné de cas d'adolescentes de 11, 12, 13, 14, 15 ans qui se sont fait violer, puis pas qu'une seule fois. Il y a des enfants qui peuvent naître de violence sexuelle, donc c'est sûr que ça fait en sorte qu'il y a une base qui n'est pas là et ça peut amener à de maintes difficultés.

C'est pourquoi l'aide qu'apportent des médecins comme Nyassa Navidzadeh est cruciale pour la préservation de la santé mentale des mamans et des enfants.

Les atrocités sont exacerbées depuis que les Forces de soutien rapide (FSR) ont pris d'assaut, en octobre dernier, la ville d'El-Fasher, capitale provinciale du Darfour.

Amnistie internationale a d'ailleurs dénoncé il y a quelques semaines des crimes contre l’humanité qui se sont produits dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Depuis le 23 avril 2023, deux factions militaires rivales, soit les Forces armées soudanaises (SAF) et les FSR, s'affrontent dans une guerre sans merci. Les civils, les victimes les plus durement touchées, se trouvent pris au milieu du conflit.

De la fumée s'élève après des frappes de drones menées par les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, qui ont visé le port de la ville de Port-Soudan, sur la mer Rouge, au Soudan, le 6 mai 2025.

De la fumée s'élève après des frappes de drones menées par les Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire, qui ont visé un port de la ville de Port-Soudan, sur la mer Rouge, au Soudan, le 6 mai 2025.

La psychiatre implore les autres organismes internationaux et la population à devenir plus conscients de ce qui se passe pour qu'il y ait plus de soutien et plus d'aide qui puisse être amenée au Soudan parce que cela va améliorer la santé mentale, la santé physique et l'accès aux soins

L'entraide collective : la lueur d'espoir

Les éléments positifs à retirer de cette crise humanitaire sont rares, mais la psychiatre de MSF a été témoin de scènes d'entraide et de soutien collectif.

On essaie de le maximiser cela. On essaie d'aller soutenir les forces qui sont déjà là, a-t-elle raconté.

La médecin, qui a qualifié les réfugiés qu'elle a rencontrés de résilients, a décrit l'état d'esprit des millions de déplacés vivant dans des conditions extrêmement précaires : ils prennent les choses vraiment un jour à la fois, mais ils sont tellement dédiés et dévoués à aller mieux et à pouvoir s'entraider que c'est vraiment beau à voir. Ils ne se laissent pas être démoli par la situation.

Les Soudanais ne peuvent pas se projeter en raison de l'incertitude qui plane depuis maintenant 39 mois, mais, en même temps, ils n'abandonnent pas.

Ils ont quand même cette vitalité de vouloir avancer et de survivre, puis d'aider dans les camps de réfugiés. Les gens s'entraident énormément, même s'ils n'ont rien, ils vont aider l'autre personne qui est à côté.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway