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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa violente collision entre le joueur de l’Inter Miami Germán Berterame et le défenseur du CF Montréal Efrain Morales, samedi, a relancé les discussions sur les coups à la tête et leurs conséquences au soccer. Pendant que l’inquiétude de certains parents d’athlètes monte, des spécialistes font la lumière sur les risques associés aux commotions dans le sport.
Les deux principales sources d’inquiétude pour les commotions au soccer sont les collisions entre joueurs et les têtes au ballon.
Le physiothérapeute et chargé d’enseignement en médecine au programme de physiothérapie de l’Université Laval Pierre Langevin rappelle cependant que les collisions entre joueurs représentent sans aucun doute le plus grand risque de commotion.
Le gros point par rapport à ça, c’est l’anticipation. Quand on anticipe un contact à la tête en allant vers un ballon pour le frapper avec la tête, il y a beaucoup moins de risque que lors d’un contact accidentel, explique-t-il en entrevue avec Radio-Canada.

L'usage régulier de la tête pour frapper un ballon de soccer n’a pas été associé « hors de tout doute » à un risque plus élevé de commotion.
Photo : Getty Images / Romain Perrocheau
Il ajoute que l’un des possibles dangers dans les têtes avec le ballon est le risque de contact tête-à-tête entre deux joueurs.
Le professeur souligne toutefois que l'usage régulier de la tête pour frapper un ballon de soccer n’a pas été associé hors de tout doute à un risque plus élevé de commotion.
Des parents inquiets
Angela Rodriguez accompagne son enfant à un terrain de soccer du parc Lafontaine, dimanche matin. Sous l'œil attentif de sa mère, il tape dans le ballon avec ses amis.
Elle faisait partie des spectateurs qui ont retenu leur souffle après la collision lors du match du CF Montréal la veille. La mère est préoccupée par le risque de commotion lorsque son garçon joue avec ses amis.

L'ambulance s'est amenée sur le terrain du stade Saputo pour emmener hors de l'enceinte l'attaquant mexicain German Berterame de l'Inter Miami, pris de convulsions après un choc à la tête à la 70e minute, samedi soir.
Photo : La Presse canadienne / David Kirouac
Quand ils sont petits, des fois, ils ne font pas attention. Ils sont plus rough, donc ça peut arriver, confie-t-elle en entrevue avec Radio-Canada.
Elle croit que les entraîneurs de soccer ont les formations nécessaires pour reconnaître et prévenir les commotions. Elle aimerait tout de même savoir si les jeunes sont sensibilisés aux risques liés aux commotions au soccer.
Ils jouent de façon informelle et ils n’ont pas de coach qui les surveille en ce moment. Si un camarade tombe et se blesse, c'est donc important qu’ils sachent évaluer [la situation] et s'il faut aller chercher un adulte ou pas, dit la mère en parlant de la partie organisée entre amis qui se déroule devant elle.

Angela Rodriguez assistait au match entre l'Inter Miami et le CF Montréal lors duquel deux joueurs sont entrés violemment en collision.
Photo : Radio-Canada
Un risque sous-estimé
En raison de sa nature moins dangereuse que le football, le rugby et le hockey, le soccer est souvent moins associé aux commotions.
Ces incidents demeurent néanmoins fréquents, comme l’indique une étude publiée en janvier 2026. Selon cette recherche des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (CDC), le soccer féminin arrive au deuxième rang des sports présentant les taux les plus élevés de commotions chez les jeunes, derrière le football masculin.
Pierre Langevin soulève malgré tout des lacunes dans les recherches sur les commotions au soccer. Les sports les plus étudiés sont les sports de collisions. Les sports comme le soccer, où l’incidence est moins élevée, ça prend encore des études avec de grands groupes de personnes et du financement.
Les entraîneurs, les parents et les jeunes doivent aussi saisir la balle au bond en apprenant à reconnaître les signes inquiétants après un coup à la tête.
M. Langevin souligne parmi ceux-ci la perte ou la diminution de conscience, la perte d’équilibre et la prise de tête à deux mains après le choc.
Ce qui est important, c'est de ne pas avoir d’autres coups à la tête après et de retirer l'athlète du jeu, indique le physiothérapeute.
Il invite aussi les proches à observer le comportement du jeune après le coup à la tête et de lui poser des questions sur ses symptômes.
Avec les informations de Camille Kasisi-Monet


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