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Mohamed Bekkali est visé par trois chefs de diffamation, des accusations de nature criminelle, contre trois policiers. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux et qui a ressurgi en mars dernier, le jeune homme âgé de 24 ans s'était notamment filmé en train de proférer des insultes dégradantes contre une policière.
Selon les documents judiciaires, il a plaidé non coupable lors de son arrestation par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) le 3 juillet dernier, puis il a été relâché en attendant son procès.
Une première audience est d'ailleurs prévue le 24 septembre prochain au palais de justice de Montréal.
Le suspect a publié sur ses réseaux sociaux plus d'une vidéo où il insulte des policiers. Celle à l'origine de la controverse de mars dernier était datée de 2025. Les actes criminels allégués à l'origine de la plainte se seraient toutefois produits entre les 13 et 14 juin derniers.
Le suspect risque une peine d'emprisonnement de moins de deux ans, tout au plus, puisque la plainte pour « libelle diffamatoire » qui a été déposée tente d'obtenir une déclaration de culpabilité par procédure sommaire, une voie souvent privilégiée dans les dossiers de gravité faible. Une amende d'au plus 5000 $ peut également être imposée.
Des propos largement condamnés
En mars, les insultes violentes et misogynes du suspect avaient révolté l’opinion publique québécoise jusqu’à l’Assemblée nationale, qui les avait condamnées.
L’administration Martinez Ferrada avait aussi suggéré l’idée d’adopter un règlement municipal pour interdire ce genre de commentaires inacceptables, misogynes et irrespectueux contre ses policiers.
L'annonce de l'arrestation du suspect au début du mois et les accusations portées contre lui démontrent qu’il y a des limites à ne pas dépasser, a souligné l'administration dans un courriel envoyé à Radio-Canada. Le respect envers nos policières et nos policiers n'est pas négociable, a-t-on ajouté, assurant être encore à pied d'œuvre pour créer le règlement proposé en mars.
On veut le travailler avec le SPVM et la Fraternité des policiers, pour s’assurer de mettre en place un règlement à la fois efficace, applicable et juridiquement solide.
Nous analysons actuellement la situation et nous sommes en contact avec la Ville de Montréal afin d’évaluer la suite appropriée pour l’avenir, a indiqué de son côté le SPVM par courriel en référence à l'absence de règlement municipal.
Outre les accusations de diffamation, en avril, La Presse a révélé que le suspect faisait l'objet d'une enquête pour des fraudes alléguées s'élevant à des centaines de milliers de dollars contre des institutions.
Avec les informations de Mathieu Prost


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