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En collaboration avec Claude Desbiens et
Émile Lapointe
Publié
le
19 juillet 2026

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
À l’été 1996, juillet débute sous la pluie, mais le pire est à venir alors que la fin du mois prend des airs apocalyptiques. Du 19 au 21 juillet, des pluies torrentielles ravagent une partie du Québec.
Jusqu’à 275 millimètres de pluie tombent en trois jours dans certains secteurs, le double des précipitations habituellement reçues en juillet. Les conséquences de cette catastrophe naturelle se font encore sentir 30 ans plus tard.
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville

Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe
Des inondations monstres ont rayé de la carte des maisons, des commerces, des routes, des ponts et des communautés du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ces municipalités ont été particulièrement touchées.
Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe
Un événement comme le déluge du Saguenay ne survient qu'une fois par siècle, selon les experts.
« Ça ne veut pas dire qu’il faut absolument qu’il s’écoule 100 ans avant qu’on ait un autre phénomène, mais ça ne revient pas souvent. »

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.
Le déluge en chiffres
- 10 décès
- 16 000 évacués
- 50 villes et villages touchés
- 1 milliard de dollars en dommages
- Près de 1100 maisons, logements et commerces détruits
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

19 juillet 1996, la voix de Céline Dion résonne dans plusieurs téléviseurs un peu partout sur la planète. La diva de Charlemagne chante The Power of the Dream à l’occasion des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques d’Atlanta. La performance est vue par plus de 3 milliards de téléspectateurs.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis
Au Saguenay, des citoyens regardent la prestation bien confortablement installés dans leur fauteuil, alors que la plus grande catastrophe naturelle régionale commence à poindre.
Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis
Photo : Radio-Canada
Le matin du 20 juillet, on apprend qu’un garçon de 9 ans et sa soeur de 7 ans sont morts ensevelis sous une coulée de boue alors qu’ils dormaient au sous-sol de leur maison. Le frère de Mathieu et Andréa, Jason Paquet-Garceau, dormait à l’étage.
Trente ans plus tard, il est encore habité par chaque seconde du moment où sa vie a basculé alors qu’il n’avait que 5 ans. Il a pris la plume en mémoire et en honneur de sa fratrie.
Photo : Radio-Canada

Photo : Gracieuseté : Jason Paquet-Garceau

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.
Ailleurs dans la région, avec les pluies torrentielles, une digue a cédé et le lac Ha! Ha! s’est vidé, détruisant tout sur son passage, de Ferland-et-Boilleau au secteur de Grande-Baie à La Baie.
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.
Cette photo prise par Jeannot Lévesque a fait le tour de monde. Il en a vendu des copies à plusieurs médias américains et magazines.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.
Une Mention élogieuse des Forces canadiennes a été remise, en décembre 1996, à la 3e Escadre / BFC Bagotville pour son implication pendant le déluge. La reconnaissance était donnée, pour une première fois, à une escadre complète.
Entre le 20 juillet et le 12 août, l’escadron 439 de Bagotville a réalisé 53 missions d’évacuation et cumulé 132 heures de vol. Au total, les Forces armées canadiennes ont effectué 617 heures de vol.
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.
Implication militaire
- 3000 personnes prises en charge
- 800 personnes hébergées à la base des Forces canadiennes de Bagotville
- 39 278 repas servis – environ 1039 repas par jour
- Prêt de lits, de matelas, de serviettes, de tables
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Radio-Canada / Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
Des politiciens se sont rendus au Saguenay–Lac-Saint-Jean pour constater les dégâts et rencontrer la population, dont le premier ministre de l'époque, Jean Chrétien.
Photo : Radio-Canada / Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
« C’était vraiment impressionnant. Des maisons suspendues dans les airs, on ne voit pas ça souvent. Les gens ont fait face à ça. La population a été courageuse et s’en est bien sortie. »
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
Bernard Landry, alors vice-premier ministre du Québec, a visité la région après les événements.
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe
Les dommages ont aussi été considérables dans d’autres régions du Québec, comme dans ces municipalités de la Côte-Nord.
Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe
Photo : Gracieuseté
En plein cœur de la tempête, un voilier a fait naufrage au large de Tadoussac. Il y a eu trois victimes, dont le couple formé par Denis Samson et Hélène Racine.
Marie-Christine et Nancy se souviennent de la dernière excursion de leurs parents.
Photo : Gracieuseté

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Le déluge a laissé des traces dans le paysage québécois, mais les marques les plus profondes sont celles portées par les sinistrés depuis trois décennies. Les conséquences de cette catastrophe naturelle se font encore sentir 30 ans plus tard.
Des spécialistes se sont rapidement penchés sur les répercussions du déluge chez les personnes touchées. Plusieurs études ont été menées à ce sujet.

Photo : La Croix-Rouge canadienne
La plus importante intervention de l’histoire de la Croix-Rouge au Québec
- 18 880 personnes aidées
- 17 municipalités soutenues
- 1700 bénévoles
- 67 600 bons distribués pour la nourriture et les vêtements
- Près de 28 millions de dollars alloués aux sinistrés
- Le programme d’aide de la Croix-Rouge s’est échelonné sur 13 ans
Photo : La Croix-Rouge canadienne

Photo : Radio-Canada
Claudie Laberge était coordonnatrice en intervention pour la Croix-Rouge au bureau de Chicoutimi au moment des événements. Trente ans plus tard, lorsqu’elle replonge dans les souvenirs du déluge du Saguenay, elle est encore frappée par l'envergure des dommages et toute la détresse.
Photo : Radio-Canada

« On était installés à l'ancien hôtel de ville de La Baie, qui a une vue imprenable sur la baie des Ha! Ha!.
Quand le soleil a commencé à se lever, puis qu'on voyait sortir des arbres, des galeries, des roulottes, des autos de la rivière à Mars avec la trace brune qui s'étendait dans la baie des Ha! Ha!, c'était effrayant de voir ça.
On était tous incrédules, on comprenait ce que les sinistrés avaient vécu ou avaient vu. »

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Photo : Radio-Canada / Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Radio-Canada
Les municipalités touchées ont rapidement mis en place des cellules de gestion de crise. Les simulations de scénarios de catastrophe exécutées en guise de préparation sont alors devenues réalité.
Ce qui se dessinait sous les yeux des élus et des employés municipaux était du jamais vu.
Photo : Radio-Canada

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
Les eaux du lac et de la rivière Ha! Ha! ont complètement détruit et emporté la Caisse populaire Saint-Alexis de La Baie. Encore à ce jour, le guichet automatique demeure introuvable.
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis
« Trouver les coffrets de sûreté de nos membres, c'est ça qui nous préoccupait davantage. »
Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville
L’épaisse couche de sédiments déposée au fond de l’eau dans la baie des Ha! Ha! a permis de dépolluer une partie du milieu.
Trente ans plus tard, des projets de recherche sont encore menés sur des cours d’eau associés au déluge.
Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon
Le déluge du Saguenay continue de vivre, dans l'arrondissement de La Baie, par l'intermédiaire des arts.
Depuis près de 30 ans, un tableau de la Fabuleuse histoire d’un royaume est dédié à la catastrophe naturelle.
La Pyramide des Ha! Ha!, érigée sur l'un des lieux marquants du déluge, rappelle aussi cet événement.
Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.

Photo : Avec la gracieuseté de la section d’imagerie, BFC Bagotville.
Crédits
- Journaliste : Annie-Claude Brisson
- Réalisatrice : Claude Desbiens
- Édimestre : Émile Lapointe
- Montage : Claude Girard et Catherine Fillion
- Illustrations : Lynda Paradis
- Images : Julien Gagnon, Steeven Tremblay, Catherine Fillion et Rémi Tremblay
- Rédactrice en chef déléguée : Chantale Desbiens
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