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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL'impasse au Moyen-Orient, l'extension du conflit vers la mer Rouge et les perturbations continues du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ont de nouveau fait flamber les cours du pétrole ces derniers jours, à plus de 100 $ le baril, avec pour conséquence des prix inédits à la pompe.
Le baril de brut n'avait pas été aussi haut depuis le mois de mai, juste avant une accalmie au Moyen-Orient, qui avait conduit à un protocole d'accord en juin entre l'Iran et les États-Unis pour mettre fin au conflit.
Mais les espoirs de résolution diplomatique semblent s'être envolés depuis le 30 août, avec la reprise des frappes entre les deux pays.
Mercredi, l'Iran a encore annoncé avoir pris pour cible une vingtaine de bateaux, en réaction à des frappes américaines la veille.
Ce retour des hostilités et les frappes des deux pays sur des pétroliers ont fait bondir le baril de Brent, la référence internationale du pétrole, au-dessus du cap symbolique des 100 $. Il a même dépassé les 106 $ jeudi après-midi.
La référence américaine, le WTI, a aussi franchi le seuil des 100 $ jeudi.
Rebelles houthis
Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a affirmé auprès de Bloomberg que près de 11 millions de barils par jour (mb/j) passaient par le détroit d'Ormuz, artère capitale pour le transport d'hydrocarbures au départ du Golfe, que l'Iran a paralysé depuis le début du conflit.
Ces chiffres sont toutefois contestés par les analystes.
Lors de la dernière semaine d'août, nous tournions autour de 8 mb/j, mais ces derniers jours, le débit est passé à moins de 2 mb/j, plutôt autour d'1,5 mb/j.
Les inquiétudes se sont renforcées jeudi après l'annonce que les Houthis du Yémen, des combattants antigouvernementaux soutenus par l'Iran, avaient pris le contrôle de la ville de Mokha sur la mer Rouge, une percée notable dans leur progression vers le stratégique détroit de Bab el-Mandeb.
Or, ce passage reliant l'Asie à l'Europe via la mer Rouge a gagné en importance pour le commerce de l'or noir avec le verrouillage d'Ormuz de l'autre côté de la péninsule.

Les perturbations continues du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ont de nouveau fait flamber les cours du pétrole. (Photo d'archives)
Photo : afp via getty images / ATTA KENARE
Les Houthis perturbent déjà la navigation dans la zone et ont visé des infrastructures pétrolières d'Arabie saoudite, pays contre lequel ils ont annoncé en juillet un blocus maritime.
Signe des difficultés rencontrées par Riyad, la production saoudienne de pétrole a légèrement baissé en août, selon le rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), publié jeudi.
Élections américaines
Les conséquences de la guerre se font encore plus ressentir sur les carburants.
Aux États-Unis, le gallon (3,78 litres) de diesel bat record sur record ces derniers jours à la pompe, s'affichant en moyenne à environ 5,98 $ jeudi, selon l'Association automobile américaine (AAA).
Et l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) prévoit que les stocks américains de diesel vont rester à un niveau bas et les prix du diesel à un niveau élevé dans les prochains mois.
Cette hausse des prix est très impopulaire aux États-Unis et pourrait jouer sur les élections américaines de mi-mandat de novembre.
Donald Trump a affirmé mercredi que Téhéran essayait désespérément de peser sur l'élection, tout en assurant que la guerre s'arrêterait immédiatement après le scrutin, car les Iraniens ne peuvent pas tenir plus longtemps.

Avec une capacité de traitement d'environ 440 000 barils de pétrole brut par jour, cette raffinerie est la plus grande de BP au monde.
Photo : Getty Images / Scott Olson
Le Wall Street Journal rapporte cependant que les plus proches conseillers du président l'ont prévenu du risque que le conflit se poursuive encore des années, jusqu'à la fin de son mandat.
Et à l'image de la Banque centrale européenne, qui a redressé ses taux directeurs face aux risques d'une inflation persistante, les économistes anticipent plus que jamais une transmission de la hausse des hydrocarbures au reste de l'économie.


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