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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPendant que les feux de forêt ont retenu l’attention des Ontariens cette semaine, un autre scandale de dépense est venu secouer le gouvernement de Doug Ford : cette fois, ce sont les dépenses d’hôtel des députés progressistes-conservateurs qui ont fait les manchettes.
Pour un premier ministre qui se targue d’être fiscalement responsable et qui veut mettre fin au gravy train, le symbole du gaspillage de fonds publics selon la famille Ford, les tuiles commencent à s’accumuler. Et le modus operandi reste le même.
Plus tôt cette semaine, Stan Cho, qui pourtant habite à six kilomètres de l’Assemblée législative ontarienne, a vu ses dépenses en frais d'hôtel faire les manchettes. Le désormais ancien ministre du Tourisme, de la Culture et des Jeux s'est fait rembourser 16 000 $ en frais d'hôtel à Toronto depuis 2023. Et, il n’est pas le seul progressiste-conservateur dont les frais d’hôtel ont fait sourciller cette semaine.

La députée de Brampton-Centre, Charmaine Williams.
Photo : Radio-Canada
Hardeep Grewal, qui représente Brampton-Est, a accumulé plus de 27 000 $ en frais d'hôtel à Toronto depuis 2023. Nina Tangri, ministre associée des Petites Entreprises et députée de Mississauga-Streetsville, a facturé près de 19 000 $. Charmaine Williams, la ministre associée des Perspectives sociales et économiques pour les femmes, qui représente Brampton-Centre, a réclamé plus de 15 000 $.
Vendredi, le ministre Cho a choisi de jeter la serviette. Il ne sera plus ministre dans le gouvernement Ford, mais choisit de rester dans le caucus progressiste-conservateur. Au départ, M. Cho avait tenté de défendre sa position en martelant qu'il avait respecté les règles en place sur les circonstances exceptionnelles. Cette règle permet le remboursement des frais d’hôtel aux députés dont la circonscription se trouve à moins de 50 kilomètres de Queen’s Park pour des cas spéciaux, comme des tempêtes de neige.

L'avion qui a brièvement appartenu à l'Ontario effectue son premier vol depuis sa revente à Bombardier
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Le premier ministre Ford a rapidement qualifié d’inacceptable le geste posé par son caucus et promis que chaque dollar allait être restitué aux contribuables ontariens.
Cette controverse n’est pas sans rappeler celle entourant l’avion acheté par le gouvernement ontarien pour les déplacements du premier ministre Ford. Face à la grogne populaire, M. Ford avait été forcé de faire marche arrière. L’aventure aura tout de même coûté 200 000 $ avec la revente de l’appareil à Bombardier.
Un style de vie sur le bras des contribuables, dit l’opposition
Cette semaine en point de presse, la cheffe de l’opposition officielle, Marit Stiles, a accusé Doug Ford et ses députés d’avoir un train de vie élevé sur le dos des contribuables ontariens.
La chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a aussi souligné que, pour le gouvernement Ford, 16 000 $ n’est peut-être pas beaucoup d’argent, mais, pour le commun des Ontariens, c’est une somme faramineuse.

La cheffe du NPD ontarien, Marit Stiles. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Laura Proctor
Pour elle, le gravy train de Doug Ford est bien en marche alors que le premier ministre et son défunt frère, l’ancien maire de Toronto Rob Ford, s’étaient posés en protecteur des fonds publics.
Aujourd’hui, le gouvernement tente de ramener de l’avant son image de prudence avec des fonds publics. Dans une note envoyée à l’interne, le chef de cabinet de M. Ford, Travis Kann, a indiqué qu'il avait imposé un gel des embauches et réduit de 10 personnes l'effectif du bureau, ce qui permettra de réaliser des économies annuelles de plus de 1 million de dollars.
En 2025, la masse salariale du bureau de M. Ford a dépassé les 8 millions $, ce qui représente une augmentation de plus de 150 % depuis 2019, sa première année complète au pouvoir. Cette hausse a soulevé de nombreuses critiques.
Démission
Le départ volontaire de M. Cho permettra au premier ministre Ford de se sauver, pour le moment, de questions difficiles, lui qui a tendance à garder confiance envers ses ministres lorsqu’ils sont secoués par des controverses.
David Piccini peut en attester, lui qui a été embourbé pendant des semaines avec le scandale du Fonds pour le développement des compétences. Contre vent et marées, il a réussi à conserver son poste de ministre du Travail. Tout comme M. Cho, Kaleed Rasheed et Steve Clark n’ont pas attendu la décision de M. Ford et ont quitté leur fonction de ministre de leur propre gré pour tenter de calmer la grogne dans leur scandale respectif.
Reste à voir si le départ de M. Cho saura remettre le train sur les rails. Pour le moment, la seule chose à laquelle s'est engagé à faire le gouvernement est d’éliminer la règle qui a créé le scandale en premier lieu.


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