Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les formations courtes ne régleront pas la pénurie d’enseignants, disent deux études

2 weeks ago 12

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Deux études publiées simultanément, portant sur les nombreuses formations courtes en enseignement développées au cours des trois dernières années à la demande du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), mettent en lumière l’effet potentiellement contre-productif de cette approche.

La première, menée par les professeurs et chercheurs Mylène Leroux, Stéphane Allaire et Mélanie Tremblay, conclut que ces formations atrophiées pourraient avoir des effets indésirables, notamment en aggravant la pénurie d’enseignants qualifiés au lieu de la résorber, comme l'espère le gouvernement.

Cette mesure risque de participer à plus long terme à une amplification de la pénurie et de la désertion de la profession, rapporte cette étude, basée sur une revue de plus de 150 écrits scientifiques sur la formation enseignante.

Ses auteurs dénoncent aussi l'abaissement du seuil des qualifications requises pour l'accès à la formation, qui soulève divers questionnements quant à la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage [des élèves]. On s’engage dans une route périlleuse, résume Mylène Leroux en entrevue avec Radio-Canada.

Former vite est politiquement séduisant, mais éducativement risqué.

Mylène Leroux sourit en regardant devant elle.

Mylène Leroux, professeure au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Les auteurs soulignent que Bernard Drainville, alors ministre de l’Éducation, s’était basé sur un rapport sur le programme américain Teach for America, qui laisse entendre que la formation n’aurait que peu d’incidence sur la qualité de l’enseignement, pour justifier sa volonté de mettre sur pied des programmes de diplômes d’études supérieures spécialisées (DESS) de 30 crédits pour les candidats titulaires d'un baccalauréat disciplinaire.

Or, ce rapport était biaisé, et l’expérience américaine démontre qu’après 30 ans d’existence de ces formules, la pénurie d'enseignants persiste, voire s’aggrave, expliquent les trois chercheurs dans cette lettre ouverte. Présenter ce modèle comme une solution miracle relève donc davantage du marketing que de la science, écrivent-ils.

Vers la déprofessionnalisation de l’enseignement

La seconde étude, menée par deux chercheurs du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE), Valérie Harnois et Bernard Wentzel, va dans le même sens. Si on regarde à l’international, où il y a eu un déploiement de ces formations courtes là, il n’y a pas eu de résorption de la pénurie d’enseignants, explique Mme Harnois.

Son travail met en lumière les répercussions négatives de cette approche sur la professionnalisation de l’enseignement au Québec, qui est mise en veille à ses yeux.

Valérie Harnois note une incohérence du système. C’est comme si les décisions ne venaient pas du même endroit, estime-t-elle.

D’un côté, nos attentes envers les enseignants augmentent, parce que leur travail se complexifie. D’un autre, on diminue leur formation et on diminue nos attentes envers le personnel qu’on recrute.

Les chercheurs Harnois et Wentzel constatent une action publique menée dans l’urgence et dans une perspective à court terme ainsi qu'une réponse à la pénurie enseignante qui n’est que peu liée à ses causes.

Bernard Wentzel en entrevue dans un bureau.

Bernard Wentzel, professeur titulaire au département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage de l’Université Laval. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alexandre Painchaud

Ils soulignent aussi que le gouvernement a misé gros sur ces formations courtes, au point où les étudiants de ces programmes sont aujourd’hui grandement avantagés par rapport à ceux des parcours traditionnels.

Les deux chercheurs observent en outre un manque de suivis mis en place pour permettre d’évaluer les effets réels de ces nouvelles formations.

La ministre LeBel réitère son appui aux formations courtes

Lors de l’étude des crédits budgétaires, la semaine dernière, la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, a assuré qu'elle est tout à fait d’accord avec son prédécesseur Bernard Drainville dans ce dossier et qu'elle a poursuivi dans la même voie depuis qu'elle lui a succédé.

On a continué à pousser [dans ce sens], a-t-elle affirmé, notant que son gouvernement a ajouté 25 parcours de qualification rapides au Règlement sur les autorisations d’enseigner depuis décembre 2024.

Il faut tendre à avoir des enseignants qualifiés, a poursuivi la ministre, évoquant le visage de l’enseignement [qui] est en train de changer, avec les parcours de carrière plus morcelés et des reconversions professionnelles plus fréquentes. On travaille sur des parcours d’enseignement qui sont fort différents du traditionnel baccalauréat qu’on avait avant.

Une telle diversification des parcours contribue à accroître le personnel qualifié dans nos écoles et il s’agit d’une bonne nouvelle pour les élèves.

Capture d'écran de la ministre Sonia LeBel devant la commission Culture et éducation, le 13 mai 2026.

La ministre de l'Éducation, Sonia LeBel, répondant aux questions des parlementaires lors de l'étude des crédits budgétaires.

Photo : Assemblée nationale du Québec

Mme LeBel a, par ailleurs, indiqué que le nombre d’enseignants non légalement qualifiés était en légère baisse dans le réseau. Elle n’a pas pu chiffrer le nombre d’enseignants qui ont obtenu leur qualification par les nouvelles formations courtes, affirmant que ces données seraient disponibles dans deux ou trois ans, le temps que les étudiants-enseignants aient terminé leur formation.

Le cabinet de la ministre LeBel a tenu à préciser que les candidats aux programmes de formation de courte durée possèdent minimalement l’équivalent d’un baccalauréat et que les conditions d’admission à ces programmes sont élevées.

D’autres avenues à privilégier

De leur côté, les chercheurs Leroux, Allaire et Tremblay avancent plutôt que, à la lumière de ce qui se fait ailleurs, où l’on allonge la formation, en dépit de la pénurie de personnel scolaire, pour mieux préparer les enseignants aux défis contemporains, il serait pertinent d’envisager des solutions alternatives [aux formations écourtées].

Parmi celles-ci, ils ciblent la flexibilisation et l’adaptation des programmes existants, en misant sur des cheminements modulables et une reconnaissance rigoureuse des acquis, ainsi que l’amélioration des conditions de travail et le soutien à l’insertion professionnelle. Car le recrutement de plus d’enseignants est peu utile si on ne les retient pas, écrivent les trois auteurs dans une lettre ouverte publiée jeudi.

Les chercheurs Harnois et Wentzel, quant à eux, parlent de l’importance d’une vision à long terme et globale, avec un questionnement sur la mission première de l’éducation. Ils suggèrent de miser sur des avenues inexplorées, notamment la réorganisation du travail des enseignants.

Les deux études en question ont été publiées dans le plus récent numéro de la revue scientifique internationale Phronesis spécialisée dans l'étude des parcours de formation.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway