Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Un suspect du génocide rwandais est arrêté par la GRC à Ottawa

1 day ago 1

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Un homme arrêté le mois dernier à Ottawa aurait joué un rôle dans le génocide des Tutsis, selon le ministère public du Rwanda. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé qu'il se cachait depuis 30 ans au Canada sous une fausse identité. Son arrestation est un soulagement pour la communauté rwandaise de la capitale nationale, pour qui la justice est toutefois encore trop lente.

Laurent Nduwayezu, qui serait connu sous le faux nom de Roland Nduwoyo, est visé par des accusations de la justice rwandaise et un mandat d’arrêt international depuis 2014.

Cette information provient d'un communiqué de presse émis jeudi par l’organe national des poursuites judiciaires du Rwanda. D'après ce document, l'homme de 68 ans est suspecté de génocide, de complicité de génocide, de complot en vue de commettre un génocide, d’extermination en tant que crime contre l’humanité et de meurtre en tant que crime contre l’humanité.

Il reste beaucoup à faire parce que le temps passe vite, estime Philibert Muzima, lui-même survivant du génocide.

Les présumés coupables du génocide vieillissent sans subir leur procès, et les victimes meurent sans avoir droit à la justice.

Philibert Muzina.

Philibert Muzima est un survivant du génocide rwandais qui vit dans la région de la capitale nationale. Il est également membre de l'Association Humura, dédiée au «souvenir du génocide», mais aussi «à la guérison et à l'action».

Photo : Gracieusetés : Philibert Muzina

M. Muzima avait raconté son histoire et celle de sa famille à Radio-Canada en 2019. Ses parents, ses quatre sœurs et deux de ses frères ont été assassinés.

Chaque génocidaire qui meurt sans être jugé, c'est vraiment la consécration de l'impunité, [et] chaque rescapé qui n'a pas vu ces tueurs répondre de leurs actes part avec un sentiment d'injustice.

Commencé le 7 avril 1994, le génocide commis à l’encontre des Tutsis et mené par des membres de l’ethnie hutue a duré cent jours.

L’Organisation des Nations unies (ONU) estime que 800 000 personnes ont été tuées, en majorité des Tutsis, mais également des Hutus, et d'autres opposants au génocide.

Cinq ans d’enquête

L’homme arrêté, aujourd’hui âgé de 68 ans, aurait joué un rôle actif dans des massacres survenus il y a 32 ans dans la commune de Rubavu, dans le nord-ouest du pays. Il aurait aussi participé à des réunions lors desquelles on répertoriait les noms de Tutsis à tuer, d’après le ministère public du Rwanda.

Il serait entré au Canada en 1996 et aurait principalement vécu au Nouveau-Brunswick, avant de déménager plus récemment dans la région d’Ottawa, selon le surintendant de la GRC, Jérémie Landry.

Jérémie Landry.

Jérémie Landry est responsable des enquêtes sensibles et internationales du centre de la Police fédérale pour la région de la capitale fédérale.

Photo : Radio-Canada / Nathan Fung

L’enquête de la GRC a démarré en décembre 2021. Une source anonyme a signalé aux autorités qu’un homme vivant au Canada était visé par un mandat d’arrêt international au Rwanda pour crimes de guerre et génocide.

Laurent Nduwayezu, qui aurait été connu sous le faux nom de Roland Nduwoyo, a finalement été arrêté à Ottawa par la GRC le 22 juin, alors qu’il revenait de l’étranger.

Son arrestation est basée sur 16 chefs d’accusation entourant sa demande de passeport canadien et [son] utilisation sous un faux nom, explique M. Landry.

Après l’arrestation, des agents de la GRC ont collaboré avec les autorités rwandaises pour confirmer l’identité de Laurent Nduwayezu. Ils se sont rendus dans ce pays pour y collecter des échantillons d'ADN.

M. Landry indique que le Canada est pleinement engagé pour la justice internationale, et que les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus.

Le Canada n'est pas un refuge pour ceux qui sont accusés de crimes de guerre, de génocide ou de torture dans d'autres pays.

Selon le haut-commissaire de la république du Rwanda au Canada, Prosper Higiro, une douzaine d’autres personnes vivant au Canada fuiraient la justice de son pays.

À l’échelle mondiale, ils seraient 1200.

Prosper Higiro à son bureau.

Prosper Higiro est le haut-commissaire du Rwanda au Canada depuis 2019.

Photo : Radio-Canada / Christian Lachance

La collaboration entre les autorités canadiennes et rwandaises est donc essentielle, selon le haut-commissaire.

Une justice reniée

Cette affaire rappelle celle de Léon Mugesera, ancien résident de Québec, dont l’extradition au Rwanda en vue de son jugement avait fait l’objet d’une saga judiciaire d'une quinzaine d’années.

Il avait finalement été condamné à la prison à vie en 2016, au Rwanda.

Pour Prosper Higiro, il est important que les procès se déroulent de préférence sur les lieux où les crimes ont été commis afin de rendre possibles la présence des familles des victimes, la déposition des témoignages et l’éducation des plus jeunes.

Le Canada ne dispose pas d’un accord d’extradition avec le Rwanda, peut-on lire sur le site du gouvernement canadien [lien externe] (nouvelle fenêtre). Une information corroborée par le haut-commissaire, qui indique que son pays a amorcé une coopération judiciaire, mais aimerait qu’un accord d’extradition soit conclu.

Les témoins sont en train de vieillir. La mémoire se perd.

Comme le haut-commissaire, Philibert Muzima se dit satisfait de cette arrestation, mais estime qu'il reste beaucoup de travail à faire, car d’autres personnes impliquées dans le génocide pourraient se cacher parmi les membres de sa communauté.

Une justice retardée est une justice reniée, déclare-t-il.

Mais au moment où les projecteurs sont braqués sur un génocidaire potentiel, il estime qu’il ne faut pas oublier les rescapés, dont les besoins en santé mentale, bien réels, doivent être pris en compte pour que puissent être pansées les plaies mal cicatrisées.

Avec les informations de Nathan Fung, de CBC

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway