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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes avions de chasse probablement armés de missiles et de mitrailleuses patrouilleront dans les airs au-dessus de Toronto et de Vancouver au cours des prochaines semaines afin de protéger les stades utilisés dans le cadre de la Coupe du monde de la FIFA, ainsi que les festivals des partisans.
La présence aérienne sera très importante, selon le général de l'US Air Force, Gregory Guillot, le commandant du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD). Il a décrit le déploiement comme une patrouille aérienne visant à s’assurer qu’aucun aéronef avec de mauvaises intentions ne puisse venir gêner les matchs.
Bien que ce type de couverture aérienne soit commune dans les zones de guerre, ces missions sont plus rares dans l’espace aérien nord-américain. Elles surviennent aussi à plus haute altitude, pour que la plupart des gens ne puissent pas les remarquer.

Le général de l'US Air Force Gregory Guillot dirige le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD). (Photo d'archives)
Photo : AP / Jose Luis Magana
Ces missions militaires surviennent, par exemple, régulièrement lors de grands événements, comme le Super Bowl ou tout événement auquel participe le président des États-Unis.
L’étendue de l’événement sportif le plus populaire de la planète, qui se déroule dans 16 villes et 3 pays, représente un défi important.
La surveillance à partir de bunkers
Durant la Coupe du monde, des militaires du Canada et des États-Unis vont surveiller l’espace aérien du continent à partir de deux des bunkers les plus sécuritaires sur la planète.
Le premier a été creusé dans une montagne au Colorado, une relique des craintes entourant l'utilisation de la bombe nucléaire pendant la guerre froide. Les installations plus modernes, qui sont tout autant protégées, sont situées à la base Peterson Space Force Base, les quartiers généraux du NORAD.
Le NORAD, créé en 1958, est l’un des meilleurs exemples de la collaboration entre les militaires canadiens et américains depuis sa fondation.

Vue aérienne des gradins temporaires installés au stade BMO en vue de la Coupe du monde de la FIFA, à Toronto.
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
En vertu de l’entente, l’avion de chasse le plus près répond lorsqu’un aéronef non identifié s’approche, qu’il s’agisse d’un adversaire ou d’un avion qui a été détourné. Cela fait en sorte que des avions de chasse américains sont entrés dans l’espace aérien canadien parce qu’ils peuvent s’y rendre plus rapidement.
Le Canadien le plus haut gradé dans le NORAD dit toutefois que la Coupe du monde sera différente.
Dans une situation réactionnaire, nous allons traverser nos frontières en fonction de la géométrie, dit le lieutenant-général Ian Huddleston, en référence à la distance la plus courte entre une base militaire et la menace. Mais lors d’un événement planifié, nous tentons de nous défendre.
Des séances d'entraînement en juin
Bien que la défense de l’espace aérien soit commune, la Coupe du monde de la FIFA requiert davantage de formation.
Lors d’un entraînement, le 8 juin, deux avions de chasse canadiens intercepteront un petit avion à réaction et le forceront à atterrir à l’aéroport Billy Bishop, au centre-ville de Toronto, qui est situé près du Stade BMO (renommé Stade de Toronto durant le tournoi) où les matchs seront disputés.
Les Canadiens ne devraient pas s’inquiéter s’ils voient des avions des Forces armées canadiennes (FAC) au-dessus de Vancouver ou de Toronto, dit Andrea Charron, directrice du Centre for Defence and Security Studies à l’Université du Manitoba. Et le NORAD va, évidemment, continuer ses missions actuelles visant à défendre le Canada et les États-Unis.
Les FAC ont aussi installé un radar de surveillance temporaire à Grimsby, près de Hamilton, qui donnera aux contrôleurs aériens de l’armée, ainsi qu'à leurs collègues civils, une vision claire de ce qui survole le Grand Toronto, dont les drones.

L'aéroport de Billy Bishop.
Photo : Radio-Canada
Il est interdit de faire voler des drones près des stades et des lieux d’événements et l’acte est passible d’une sanction, dit la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans un communiqué. La police fédérale est responsable de détecter et, si nécessaire, abattre les drones qui survolent les lieux où se déroulera l’événement.
Les représentants du NORAD expliquent que la technologie la plus accessible permet de forcer un drone à retourner à son lieu de départ, mais que d’autres technologies existent, au besoin, afin d’immédiatement retirer un drone des airs.
Les représentants n’ont pas fourni davantage de détails sur les moyens envisagés pour la Coupe du monde afin de se défendre contre les drones, y compris le brouillage électronique et le piratage informatique. D’autres méthodes, comme les fusils semi-automatiques ou les intercepteurs, seront plus difficilement utilisables dans les environnements urbains achalandés.
La protection de l’espace aérien
Les petits et grands aéronefs qui s’approchent ou qui rentrent dans un espace aérien restreint seraient d’abord contactés par l’entremise de la radio pour recevoir des instructions. Si cela ne fonctionne pas, le NORAD cherchera l’avion de chasse le plus près afin qu’il s’approche de l’aéronef.
Steve Armstrong, le chef des opérations du NORAD, a expliqué à CBC qu’il est surprenant à quel point les pilotes peuvent tenter d’ignorer un avion de chasse qui se trouve tout près d’eux.
À ce moment, les pilotes militaires peuvent faire balancer leurs ailes, lancer un signal lumineux ou effectuer ce qu’on appelle un coup de tête.
Nous volons rapidement devant eux, puis nous tournons rapidement devant eux afin de tenter d’influencer la direction dans laquelle ils se dirigent, dit M. Armstrong.
Le NORAD peut aussi abattre un avion, mais il doit d’abord obtenir la permission du président américain ou du premier ministre canadien, selon l’espace aérien dans lequel l’aéronef se trouve.
Avec les informations de David Common de CBC


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