PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUn phénomène El Niño se prépare : les modélisations de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) montrent que la probabilité qu’un épisode s’installe entre juin et août 2026 s’élève à 80 %. Un épisode qui pourrait être de forte intensité et augmenter la probabilité d’événements météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale, comme des vagues de chaleur et de fortes pluies.

Cette image satellite montre le phénomène El Niño survenu en 2015-2016. On remarque une zone « anormalement chaude » près de l'équateur, au large de la côte ouest de l'Amérique du Sud.
Photo : Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA)
Qu'est-ce qu’El Niño?
C’est un phénomène naturel qui se caractérise par l'accumulation d'eau chaude à la surface de l’océan Pacifique entre l'Australie et l'Équateur, où elle est habituellement plus froide. Cette masse d'eau chaude entraîne une modification de la circulation atmosphérique, ce qui change les conditions météorologiques et entraîne des températures plus chaudes que la moyenne à l'échelle planétaire.
El Niño représente le deuxième plus grand facteur influant sur le climat mondial, après les réchauffements et refroidissements saisonniers normaux.
Qu’est-ce qui cause le phénomène?
Ce n’est pas clairement établi. On pense qu'El Niño a lieu en raison de changements des tendances normales en matière de circulation des vents alizés. En temps normal, ces vents soufflent des zones de hautes pressions (Amérique du Sud) vers les basses pressions (Océanie). Ces vents puissants poussent habituellement l'eau froide vers l'Australie, qui se réchauffe en chemin.
Lors d'un épisode El Niño, le système s'inverse pour des raisons qui ne sont pas encore entièrement comprises. L'eau devient plus froide du côté de l'Australie et plus chaude du côté de l'Amérique du Sud. Cette eau chaude agit alors comme une vitamine sur les systèmes de dépressions météorologiques, indique Waldir Da Cruz.

El Niño agit alors comme une « vitamine sur les systèmes de dépressions météorologiques », indique Waldir Da Cruz.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
On parle d’une possibilité d’un super El Niño, qu'en est-il?
El Niño se renforce à mesure que l'océan et l'atmosphère interagissent durant l'été, ce qui modifie la pression atmosphérique, déplace les zones nuageuses et affaiblit les vents.
On commence à parler d'un épisode El Niño lorsque la température moyenne de l'eau augmente d'au moins 0,5 °C par rapport à la normale. Pour un super El Niño, on évoque des températures s'élevant à 2 °C ou plus au-dessus des normales de saison.
Les niveaux d'intensité d'El Niño
- Entre 0,5 °C et 1 °C : El Niño de faible intensité
- Entre 1 °C et 1,5 °C : El Niño modéré
- Entre 1,5 °C et 2 °C : El Niño fort/élevé
- Plus de 2 °C : super El Niño
Cet été, la plupart des modèles annoncent un événement d'intensité modérée à forte en raison de l’accumulation d’une masse d'eau anormalement chaude sous la surface. Certains météorologues pensent même que celui qui se prépare pourrait être le plus puissant depuis des décennies.
À quoi s’attendre au Canada?
Les effets d’un potentiel super El Niño au pays seront observés en deux temps selon les saisons et les régions.
Dans l'Est (Ontario, Québec et les provinces maritimes), il faut s’attendre à une météo en dents de scie durant l’été. Les températures estivales seront légèrement sous les normales de saison. Ce qui ne veut pas dire que l’été sera frais, insiste Waldir Da Cruz, mais que les possibilités de canicules prolongées ou de dômes de chaleur stagnants sont amoindries. Les montées de chaleur ne devraient pas se maintenir très longtemps et seront suivies de chutes rapides de température, note le météorologue.
On risque d'avoir plus de pluie et d'orages que d'habitude pour le sud de l'Ontario, le long de la vallée du Saint-Laurent, jusqu'en Gaspésie. C’est le type d’été où il faudra surveiller les inondations.
En outre, la fin de l'été pourrait être plus chaude à mesure que le phénomène s’installe. Les effets d'El Niño se feront ressentir de manière plus significative à partir de l'automne, qui risque d’être plus doux que d'habitude.
Historiquement, El Niño amène des hivers plus cléments à l’est du pays. Des températures plus douces et plus près du point de congélation augmentent le risque de verglas ou de pluies verglaçantes.
Le froid ne parviendra pas à s'installer sur de longues périodes. On peut aussi s'attendre à recevoir moins de neige que d'habitude au Québec et en Ontario, détaille Waldir Da Cruz.
Pour les Maritimes, l’arrivée du phénomène mènera fort probablement à une saison des ouragans plus calme que les années précédentes.
Dans l'Ouest (de la Colombie-Britannique au Manitoba), l'été s'annonce plus chaud et plus sec que la normale, des conditions propices aux incendies de forêt.
L’hiver et le printemps 2027 seront probablement plus doux que la normale.
Sur la côte pacifique, les tempêtes pourraient être plus nombreuses et plus puissantes.
À quoi s’attendre dans le monde?
De façon générale, un épisode El Niño est associé à une augmentation des précipitations dans certaines zones de l’Amérique du Sud (sauf dans le nord du Brésil) et du sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et l’Asie centrale.
L’Australie, l’Indonésie et certaines régions de l’Asie du Sud pourraient être frappées par la sécheresse, ce qui affaiblira les vents associés à la mousson. La région devrait recevoir des pluies tardives ou inférieures aux normales. Des vagues de chaleur sévères pourraient survenir, avec un risque accru de sécheresse en Asie du Sud.
La météo sera aussi sèche que la normale en Afrique australe, mais des pluies plus abondantes frapperont l’Afrique de l'Est équatoriale.

En Inde, les précipitations associées à la mousson s'annoncent beaucoup moins importantes cette année.
Photo : Getty Images / AFP / R.SATISH BABU
Existe-t-il un lien entre El Niño et les changements climatiques?
Même s'il est scientifiquement trop tôt pour confirmer un lien de cause à effet direct, on remarque qu'El Niño a tendance à revenir de plus en plus fréquemment depuis 1950, explique Waldir Da Cruz.
On sait que les changements climatiques ont pour effet d'exacerber tous les phénomènes météorologiques (inondations plus intenses, sécheresses inédites, hausses de températures). El Niño agit en quelque sorte comme un amplificateur de chaleur à l’échelle de la planète.
C’est comme si on jetait de l’huile sur le feu déjà bien alimenté, mais que le véritable moteur des anomalies actuelles reste les changements climatiques, explique Waldir Da Cruz.
À quel rythme El Niño se présente-t-il?
El Niño est un phénomène cyclique qui se produit environ tous les deux à sept ans, mais ce n'est pas un cycle gravé dans la roche, remarque le météorologue. Habituellement, El Niño dure un an, mais rien n’est certain, puisqu’au début des années 1990, un phénomène El Niño a persisté pendant quatre ans.
Quelle est la différence entre El Niño et La Niña?
Ce sont les deux phases opposées d'un même phénomène climatique naturel. Dit simplement, El Niño est la phase chaude, tandis que La Niña est la phase froide.
Depuis quand avons-nous pris conscience de l’existence d’El Niño?
Les premières observations remontent au début des années 1700. Ce n’est toutefois que depuis la première moitié du 20e siècle que des marins les inscrivent dans leurs journaux de bord. Du côté scientifique, ce n’est que dans les années 1970 que des climatologues associent El Niño à des phénomènes météorologiques partout sur le globe.
D’où vient son nom?
Il fait référence à l'enfant Jésus. Le terme a été inventé par des pêcheurs naviguant le long des côtes de l'Équateur et du Pérou pour décrire le courant océanique chaud qui apparaît habituellement vers la période de Noël.


1 day ago
5

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·