PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe gouvernement de l’Alberta a présenté trois tracés potentiels et six ports possibles pour son projet d’oléoduc vers la Colombie-Britannique à des leaders communautaires, selon des documents obtenus par CBC News.
Ces documents, qui comportent des cartes, ont été utilisés lors de sessions d’engagement au début du printemps.
Même si les tracés peuvent avoir changé depuis lors, ils donnent un aperçu des différentes routes envisagées pour ce projet qui fait controverse.
Un des chemins apparaît ainsi très similaire à celui d’un autre projet de pipeline qui n’a jamais vu le jour, celui de Northern Gateway d’Enbridge. L’oléoduc irait de la région d’Edmonton au port de Prince Rupert ou celui de Kitimat, en Colombie-Britannique.
Une deuxième route potentielle partirait directement du cœur de la production des sables bitumineux, soit la région de Fort McMurray, jusqu’à la frontière entre l’Alaska et la Colombie-Britannique, juste au nord de Prince Rupert.
La troisième option est un mélange des deux possibilités.
Le gouvernement provincial étudie également une quatrième route qui passerait dans le sud de la Colombie-Britannique et aboutirait au port de Vancouver. C’est cet itinéraire qui serait privilégié par Ottawa.

La première ministre Danielle Smith n'a pas caché sa préférence pour un oléoduc qui aurait pour destination finale le nord de la Colombie-Britannique.
Photo : Radio-Canada / Joshua McLean
Pour sa part, le gouvernement albertain a souvent montré sa préférence pour un port dans le nord de la Colombie-Britannique qui permettrait un accès plus rapide aux marchés asiatiques et la possibilité d'accueillir des navires plus larges grâce aux eaux profondes de la région.
En plus des cartes, les participants aux sessions d’engagement ont reçu des informations sur d’éventuelles possibilités de participation financière et d’aide de la part de l’Alberta Indigenous Opportunities Corporation.
Un tracé ou un corridor
Il est difficile de savoir si le gouvernement provincial retiendra un de ses tracés pour sa proposition qu’il veut déposer au Bureau des grands projets d’ici le 1er juillet.
Plusieurs responsables ayant pris part aux consultations ont indiqué que des modifications avaient été apportées. Lors de consultations plus récentes, les représentants du gouvernement de l'Alberta et les consultants ont présenté un corridor général sur une carte indiquant l'emplacement potentiel de l’oléoduc, plutôt que des itinéraires précis.
Un corridor général pourrait également faire partie de la proposition soumise par le gouvernement de l'Alberta au Bureau fédéral de gestion des grands projets, comme l'a indiqué un représentant gouvernemental, tandis qu'un tracé et un port précis seraient choisis à une date ultérieure.
Calendrier estimé :
1er juillet 2026: L’Alberta devra déposer le plan directeur au Bureau des grands projets.
1er octobre 2026: Désignation du projet comme étant « d'intérêt national » par le fédéral.
1erseptembre 2027: Première pelletée de terre officielle.
La ministre des Relations avec les Autochtones de l'Alberta, Rajan Sawhney, a dirigé jusqu'à présent les efforts de consultation du gouvernement, qui incluent des discussions avec plus de 40 communautés autochtones.
Mme Sawhney a décliné une demande d'entrevue, mais a précisé que les discussions se poursuivaient.
Cette phase initiale vise à explorer les exigences techniques, à chiffrer les coûts, à jeter les bases de partenariats significatifs avec les Autochtones, à tisser des liens et à démontrer en quoi ce pipeline est d'intérêt national , a-t-elle écrit dans un communiqué transmis par courriel.
Le nord de Prince Rupert envisagé
Si Danielle Smith a souvent parlé du port de Prince Rupert, cinq autres emplacements pour remplir les navires pétroliers ont été présentés lors des sessions d’engagement.
Toutefois, tous les ports se situent dans la zone du moratoire qui interdit aux pétroliers de s’immobiliser ou d’effectuer des opérations de chargement ou de déchargement.
Plusieurs organisations autochtones, comme Coastal First Nations et l’Union of B.C. Indian Chiefs, s’opposent à toute modification ou élimination du moratoire.
La semaine dernière, le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a de nouveau enjoint à Ottawa de ne pas toucher à cette zone d’exclusion sous peine de perdre la confiance des Premières Nations pour d’autres projets nationaux.

La partie en vert est la zone concernée par le moratoire en lien avec les navires pétroliers.
Photo : Radio-Canada
Des tracés politiques plus qu'économiques
La directrice en matière d'énergie, de ressources naturelles et d'environnement à l'Institut MacDonald-Laurier, Heather Exner-Pirot, estime toutefois que les tracés envisagés semblent éviter les zones les plus contentieuses de la Colombie-Britannique pour privilégier le passage par des territoires autochtones réputées plus favorables à l'exploitation des ressources naturelles.
Pas la route la plus courte ou la moins coûteuse, mais celle qui sera le moins contestée en cour, résume-t-elle. Dans un monde en 1953, vous pourriez prendre la route la plus droite et la meilleure vallée. En 2026, ce n'est pas aussi simple que cela. Ce sera plus coûteux, mais je pense qu'on économisera en construisant plus vite et avec un partenariat autochtone.
C'est une route stratégique pour des raisons politiques, pas pour des raisons économiques.
Elle ajoute que si la destination finale du pipeline se situe au nord de Prince Rupert, les pétroliers navigueront probablement aussi loin au nord qu'on puisse l'être, traversant des eaux canadiennes puis internationales.
Des routes géographiques difficiles
En plus des difficultés politiques, les tracés comportent de nombreux risques, selon l’ancien ministre adjoint à l’Énergie de l’Alberta, Grant Sprague: Aller de l’Alberta à la Colombie-Britannique est difficile. Il y a de nombreuses montagnes. C’est un terrain difficile.
Les tracés potentiels traversent également des cours d’eau importants avec des populations précieuses de saumon.

Le terminal Fairview du Port de Prince Rupert, en Colombie-Britannique.
Photo : Port de Prince Rupert
Grant Sprague ajoute que seul le port de Prince Rupert a un accès relativement facile à l’océan Pacifique alors que les autres options présentent des défis de navigation.
Et une chose qui n’est pas sur ces cartes, ce sont toutes les zones protégées et parcs provinciaux qui vont provoquer une inquiétude accrue des résidents et de tous les Canadiens, a-t-il remarqué.
Grant Sprague, qui est maintenant consultant, estime que les consultations prendront du temps pour établir la confiance des communautés traversées, ce qui rend l’échéancier des gouvernements albertain et fédéral extrêmement ambitieux.
Mark Carney et Danielle Smith espèrent une première pelletée de terre en septembre 2027.
Avec les informations de Kyle Bakx


3 days ago
19





















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·