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Mikaël Kingsbury devient ambassadeur de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants

3 days ago 24

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À la retraite depuis la fin du mois de mars, le légendaire skieur Mikaël Kingsbury dévalera la piste d’un nouveau parcours : le « roi des bosses » devient ambassadeur de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

J’ai toujours voulu m’impliquer, d’une manière ou d’une autre, dans une cause qui me tenait à cœur, a expliqué Kingsbury en entrevue à Radio-Canada Sports.

Les activités potentielles que pourraient réaliser la fondation et Kingsbury sont toujours en discussion, mais le Québécois a déjà quelques idées derrière la tête. Si l'un des patients veut venir faire du ski avec moi, il sera toujours le bienvenu.

Les jeunes ont besoin de motivation, d’avoir un but, d’avoir des rêves. Si je peux les motiver à passer à travers leurs épreuves, ma mission sera accomplie, a-t-il ajouté.

Dans cette aventure, Kingsbury sera accompagné par sa conjointe, Laurence Mongeon. On est les deux à part entière, on fait ça ensemble [...] On s’est tout le temps dit que, si l'on pouvait faire quelque chose pour aider une de ces fondations, on allait embarquer.

La naissance de leur fils, Henrik, n’est pas non plus étrangère au désir du couple d’aider l’hôpital pour enfants.

Notre enfant est né en santé, mais on a entendu des histoires d’enfants qui ont été malades dans nos cercles d’amis, donc pour nous c’était important de contribuer. On veut aussi agrandir la famille, c’est une cause importante pour nous.

P.K. Subban et son influence

L’ancien défenseur du Canadien de Montréal P.K. Subban avait marqué les esprits, en 2015, lorsqu’il avait promis qu'il allait amasser 10 millions de dollars pour la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Cet engagement a d’ailleurs été complété au début de mai.

Kingsbury et Subban, qui s’étaient rencontrés aux Jeux de Sotchi, en 2014, se sont revus récemment et ont eu l’occasion d’échanger.

C’est quand même cool de voir qu’il a accompli son don et qu’il va être avec eux pour le reste de sa vie. C’est sûr que ça m’a motivé à vouloir faire un peu comme lui et de pouvoir aider, mais à ma manière à moi, a indiqué le double médaillé d’or olympique.

Pour l’instant, il ne compte pas tenter d’accumuler de l’argent pour la fondation de manière indépendante, ce qui pourrait changer à l’avenir.

Actif malgré la retraite

Si Kingsbury a récemment accroché ses skis, ce n’est pas pour autant que le temps libre s’accumule. Entre les conférences, les événements et sa saison estivale de balle-molle, l’ancien athlète trouve que la vie va à 100 miles à l’heure.

Il compte d’ailleurs passer tout son été au Québec, une première en 17 ans. Bien sûr, Kingsbury profite également de tous les moments qu’il peut avoir avec son fils, âgé de 21 mois.

Et, après avoir passé toute sa vie à skier, comment vivra-t-il cette absence de compétition?

C'est sûr que je vais m'ennuyer, surtout vers le début de la saison quand les Coupes du monde vont commencer. Ça va peut-être me faire un petit pincement, mais pour l'instant, je n’ai aucun regret.

Kingsbury se garde actif, court un peu, en poussant son fils, mais n’a pas repris l’entraînement sérieusement dans le gymnase de sa demeure.

J’ai mis l’entraînement de côté un peu, et ça m’a fait du bien en même temps de décrocher un peu de la vie d’athlète. Je ne me suis pas ménagé au fil des années. Quand je descends au sous-sol, je sens que les poids commencent à me faire de l’œil un peu.

D’ici là, c’est sur les terrains de balle-molle et de golf qu’il trouve un peu sa dose nécessaire de compétition. Son équipe de balle-molle va bien, sa moyenne au bâton se porte bien et son jeu défensif, un peu rouillé au départ, retrouve de sa superbe.

Mais c’est au golf, particulièrement, que le désir d’être le meilleur se manifeste le plus vivement.

Ça me fait penser un peu au ski, dans le sens que c’est un sport individuel dans lequel je dois trouver un peu les solutions pour m’améliorer par moi-même. Je ne veux pas comparer mon calibre de golfeur à mon calibre de skieur, mais j’aime bien jouer.

Avec les informations d’Antoine Deshaies

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