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Nouveaux tarifs américains : « Ce n’est pas une surprise », dit Carney

1 day ago 2

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Les États-Unis planifiaient l’imposition de leurs nouveaux droits de douane « depuis plus de 30 jours », selon le premier ministre Mark Carney, qui en a fait peu de cas, assurant qu’ils auraient peu d’impact sur les exportations canadiennes.

Quelques heures après le passage à Washington du ministre Dominic LeBlanc, mardi, la Maison-Blanche a annoncé qu'elle voulait imposer de nouveaux tarifs douaniers de 10 % ou plus sur les produits provenant de plusieurs pays, dont le Canada.

Cette fois, les États-Unis arguent que ces pays n’appliquent pas l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé.

À Ottawa, mercredi matin, Mark Carney s’est fait rassurant. L’exemption pour l’ACEUM [Accord Canada–États-Unis–Mexique] est mentionnée et est maintenue, a-t-il déclaré en se rendant à la réunion de son caucus. Cela nous place encore dans une position où nous disposons toujours du meilleur accord commercial.

Environ 85 % des exportations canadiennes ne seraient pas touchées par ces droits de douane, s’ils entrent en vigueur, a-t-il précisé. Ce n’est pas une surprise, c’est quelque chose que les États-Unis planifiaient depuis plus de 30 jours.

Dans une publication sur X, le ministre LeBlanc, responsable du Commerce Canada–États-Unis, a ajouté que les États-Unis avaient fait part de leur intention de remplacer les droits de douane mondiaux qu'ils ont imposés rapidement après que leurs tarifs « réciproques » ont été invalidés par la Cour suprême.

Mark Carney a cependant dit que le Canada partage l’objectif des États-Unis.

Nous ne voulons pas que le travail forcé, peu importe sa forme [se retrouve] dans notre chaîne d’approvisionnement, et nous voulons utiliser notre influence pour éliminer cette pratique, a-t-il souligné.

Il a ajouté que son gouvernement allait déposer, d'ici la fin de la session parlementaire, un projet de loi pour renforcer les règles à ce sujet.

Mardi après-midi, après sa rencontre avec son homologue américain, Jamieson Greer, dans la capitale américaine, Dominic LeBlanc avait parlé d'une rencontre positive et que les négociations avec les États-Unis faisaient des progrès.

Mercredi, Ottawa a semblé offrir aux américains une autre concession au Américains, en demandant au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (CRTC) de revoir la part que doivent payer les entreprises de diffusion de contenu en ligne comme Netflix ou Spotify pour la production de contenu canadien.

Le CRTC a récemment fait tripler cette contribution, qui figurait sur la liste des irritants de la partie américaine, selon le ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller.

Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer.

Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Evan Vucci

Hoekstra persiste sur le 51e État

Quelques heures avant cette rencontre, le président américain, Donald Trump, avait une nouvelle fois fait la promotion sur les réseaux sociaux de l'idée de faire du Canada, le 51e État de son pays. L'ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, avait relayé sa publication.

En se rendant, mercredi matin, à une rencontre avec la première ministre québécoise, Christine Fréchette, M. Hoekstra a été questionné sur le choix du moment pour réitérer une telle idée. Je représente le président des États-Unis, a-t-il répondu. Le président envoie un message sur ce qu'il pense du Canada.

Nous relayons 100 % des tweets du président qui concernent le Canada.

La diplomate Louise Blais, chargée de représenter le Québec pour la révision de l'ACEUM, qui prenait aussi part à cette rencontre, a défendu l'ambassadeur Hoekstra. C’est une décision administrative de la Maison-Blanche et, quand on travaille pour un patron, on suit la ligne, a-t-elle déclaré, précisant qu'elle lui a exprimé son désaccord.

Christine Fréchette répond aux questions des journalistes à l'Assemblée nationale.

« Ç'a été une bonne rencontre », a assuré Christine Fréchette.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Au sortir de cette rencontre, Christine Fréchette s'est dite contente de la discussion. Il faut un cadre stable qui va nous permettre de commercer avec les Américains de manière prévisible avec l’absence, si possible, de tarifs, ou les tarifs les plus bas possibles, a-t-elle indiqué.

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