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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayInondés à répétition ces dernières années, des citoyens du quartier Saint-Sauveur, en Basse-Ville de Québec, aiguisent leur patience. Face aux dégâts qui s'accumulent et aux primes d'assurance qui augmentent, certains invitent la Ville de Québec à prendre ses responsabilités dans le dossier.
Pour plusieurs résidents du secteur, l'épisode de pluie du 3 juillet dernier aura été la goutte de trop. En quelques minutes à peine, l'averse a provoqué un impressionnant refoulement d'eau au sommet de l'ancien escalier des Franciscains, dans Montcalm, avant que le torrent ne se transforme en coulée de boue plus bas, dans Saint-Sauveur.
Résidente du quartier, Anne-Catherine Verrette a alors vu deux ou trois pouces d'eau envahir le sous-sol de son duplex, situé sur la rue Marie-Louise. Il s'agissait d'une troisième inondation en trois ans pour elle. Plusieurs de ses voisins sur la même rue ont connu le même sort.
Ça commence à être un peu stressant, admet celle qui habite à cet endroit depuis six ans, en plus d'être propriétaire du deuxième logement de son duplex.

Anne-Catherine Verrette et sa famille vivent en Basse-Ville, dans le quartier Saint-Sauveur.
Photo : Radio-Canada
Chaque fois, on fait des correctifs pour que [nos installations] soient plus que conformes, on rajoute des clapets. Elles ont été confirmées conformes à toutes les fois, assure Anne-Catherine Verrette, qui avoue être désormais préoccupée lors de chaque avertissement de forte pluie.
Samuel Gosselin-Simard habite le secteur depuis deux ans. Au début de l'été, c'était la troisième fois que sa demeure était touchée par des inondations.
Trois fois en deux ans, on sait que ça va réarriver chaque année-là , s'inquiète-t-il.

Samuel Gosselin-Simard a subi trois inondations dans les deux dernières années.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Si les averses du 3 juillet ont peu endommagé sa maison, en raison de rénovations faites récemment, M. Gosselin-Simard croit que les prochaines pluies ne seront peut-être pas aussi clémentes.
On a des bâtiments qui sont pas neufs. On est dans un quartier qui est plus que centenaire, la pression de l'eau fait en sorte que ça réussit à trouver son chemin , explique le résident.
Il invite également la Ville à agir rapidement. Ce n'est pas une situation qui peut tenir à long terme , dit-il.
La capacité du réseau pluvial en cause?
En réaction à l'épisode survenu plus tôt ce mois-ci, le porte-parole de la Ville de Québec Jean-Pascal Lavoie avait convenu qu'il était possible que le réseau pluvial n'ait pas suffi.
Cette hypothèse prend également de l'ampleur parmi les résidents du quartier, confirme Anne-Catherine Verrette. C'est vraiment juste des épisodes très brefs avec une grosse, grosse, grosse quantité de pluie très rapidement, constate-t-elle lorsque les refoulements se produisent.

L'appartement dans lequel réside actuellement Anne-Catherine Verrette deviendra un logement à louer après son déménagement.
Photo : Radio-Canada / Quentin Brunner
Contactée par Radio-Canada, la Ville de Québec fait cette fois valoir par écrit que les réseaux d’égouts n'ont pas été conçus pour gérer les événements extrêmes et que ceux-ci sont appelés à devenir plus intenses et plus fréquents en raison des changements climatiques.
La Ville analyse et travaille à réduire les impacts, mais les ressources financières et l'espace disponible demeurent limités.
La Ville songe néanmoins à ajouter un programme de gestion durable des eaux de pluie dédié aux citoyens, ainsi qu'à bonifier l’accompagnement de ceux ayant été victimes de refoulements malgré la présence de clapets.
Réclamations de dommages adressées à la Ville de Québec ces dernières années
| 2023 | 275 |
| 2024 | 54 |
| 2025 | 182 |
| 2026 | 79 |
Chaque épisode de refoulement d’égouts est analysé par les équipes de la ville pour déterminer les causes et les gestes à poser si possible, écrit également le porte-parole François Moisan. L'administration municipale précise avoir reçu 46 réclamations de dommages liées aux inondations du 3 juillet.
8000 $ pour une assurance habitation
En deux occurrences, les réclamations de dommages d'Anne-Catherine Verrette adressées à la Ville de Québec par le passé n'ont rien donné. Ils ont dit que nos installations étaient conformes, mais que ce n'était pas de leur faute, rapporte-t-elle, insatisfaite.
Je pense qu'on aimerait tous, dans le voisinage, mieux comprendre pourquoi ça nous arrive, au moins sentir que quelqu'un nous écoute, puis qu'ils vont mettre des choses en place pour corriger les installations qui sont vieillissantes.
Une fois aux 10 ans ou 20 ans, ça va, mais trois fois en trois ans, ça nous semble un peu anormal.

L'averse du 3 juillet a provoqué un impressionnant refoulement d'eau au sommet de l'ancien escalier des Franciscains, dans Montcalm, avant que le torrent ne se transforme en coulée de boue plus bas, dans Saint-Sauveur. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / William Gagnon
Sur le point d'emménager dans une nouvelle maison, Anne-Catherine Verrette et sa famille ne sont pas encore au bout de leurs peines.
La soumission présentée par leur assureur afin de couvrir leur prochain domicile s'est élevée à 8000 $.
Je vous dirais qu'on était un peu estomaqués, confie la propriétaire, qui entend magasiner ses options. Ça commence à faire des conséquences qu'on n'avait peut-être pas envisagées.
Avec la collaboration de Louis-Simon Lapointe et de Marie-Claire Giffard


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