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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe ministre fédéral de l’Énergie, Tim Hodgson, annonce que le Canada a signé un accord avec l’Allemagne pour l’exportation d’un million de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an vers l’Europe depuis la future installation d'exportation de Ksi Lisims, située sur la côte de la Colombie-Britannique.
Le ministre Hodgson était à Vancouver mercredi matin aux côtés du ministre provincial de l’Énergie, Adrian Dix, pour officialiser la signature de cet accord avec l’entreprise allemande Securing Energy for Europe (SEFE). Les premières cargaisons de GNL devraient quitter le Canada en 2030.
Les crises sont porteuses d’occasions, a déclaré M. Hodgson. Nous devons transformer ces atouts en actions concrètes. Nous devons mettre en place des projets qui renforcent notre économie, diversifient nos chaînes d’approvisionnement et renforcent notre souveraineté énergétique.
Présenté comme un contrat à long terme avec l’un des plus gros acheteurs de GNL en Europe par Tim Hodgson, ce contrat n’est pas le premier pour la future installation d’exportation de Ksi Lisims.
En 2024, une filiale du groupe britannique Shell a signé un contrat pour l’exportation de 2 millions de tonnes de GNL par an sur une période de 20 ans. La pétrolière française TotalEnergies avait signé un contrat similaire en 2025.
Selon Tim Hodgson, le contrat annoncé mercredi matin démontre que le Canada est une démocratie solide capable de proposer des partenariats dans une période d’instabilité globale.
Adrian Dix a voulu souligner le rôle du gouvernement provincial dans ce projet qui, selon lui, rapportera « des dizaines de milliards de dollars d’investissements et des milliers d’emplois bien rémunérés ».

Le ministre Hodgson était à Vancouver mercredi matin aux côtés du ministre provincial de l’Énergie, Adrian Dix, pour officialiser la signature d'un accord d'exportation de GNL avec l’entreprise allemande Securing Energy for Europe (SEFE).
Photo : Radio-Canada / Jessica Cheung
ll est essentiel d'accéder à ce marché européen, non seulement d'un point de vue économique, mais aussi pour que nous puissions devenir une superpuissance énergétique et consolidertains de nos liens avec l'Europe, affirme l’ancienne directrice de la Régie de l’énergie du Canada, Chana Martineau.
Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne importait la majorité de sa consommation de GNL de Russie. Désormais, la première puissance économique européenne se fournit en grande partie auprès des États-Unis et d’autres fournisseurs européens, dit de son côté Yvan Cliche, chercheur et spécialiste en énergie au Centre d’études et de relations internationales de l’Université de Montréal, au micro de l’émission Phare Ouest mercredi matin.
Selon l’expert, le GNL provenant du Moyen-Orient est désormais perçu comme moins sûr, moins stable, moins fiable en raison du conflit en cours dans la région. Un scénario idéal pour le gaz du Canada, perçu comme une source d’énergie fiable venant d’un pays fiable politiquement, explique-t-il, ajoutant que cet accord peut ouvrir la porte à d’autres contrats.
Le terminal flottant de GNL de Ksi Lisims, près de l'île Pearse, fait partie des projets sélectionnés par le bureau fédéral des grands projets. Il doit permettre d’exporter près de 12 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié d’ici 2029.
Avec ces trois contrats, près de la moitié de la capacité d’exportation du futur site a trouvé preneur.

Si le projet de gaz naturel liquéfié Ksi Lisims va de l'avant, deux installations flottantes d'exportation et de stockage seront accrochées aux berges de l'île Pearce, au nord de Prince Rupert, et les navires pourront s'y alimenter.
Photo : Images tirées d'une vidéo animée et créée par Ksi Lisims LNG
Si le projet a obtenu le feu vert du gouvernement provincial grâce à un certificat d'évaluation environnementale en septembre dernier, le terminal de Ksi Lisims fait l'objet d’une contestation de la part de plusieurs Premières Nations.
Il serait alimenté par le gazoduc Prince Rupert Gas Transmission (PRGT), d'une longueur d'environ 750 kilomètres, et fournira le gaz d'alimentation destiné à la liquéfaction.
Une ligne électrique d'environ 120 kilomètres, la Nass Valley Regional Transmission Line (NVRTL), alimenterait le site en électricité à partir du réseau de BC Hydro.
Il s’agit d’un projet d’envergure qui contribuera, aujourd’hui comme demain, à la prospérité régionale, provinciale et nationale. C’est un projet de grande envergure, c’est un projet concret, souligne le ministre provincial Adrian Dix.
Déjà une pluie de critiques
L’accord à peine annoncé, une dizaine d’organisations de défense de l’environnement ou des droits des Autochtones ont dénoncé une entente prématurée et risquée.
Ottawa tente de faire avancer sur le plan politique un projet contesté sur le plan juridique qui n'a pas encore fait l'objet d'une décision définitive d'investissement et qui n'a pas non plus respecté l'obligation constitutionnelle de consulter les nations concernées et les titulaires de droits fonciers, peut-on lire dans une déclaration commune.
Les Premières Nations subissent déjà directement les effets dévastateurs du changement climatique. Nous ne pouvons pas continuer à mettre en péril la prospérité, la santé et le bien-être des générations futures au profit d’une industrie qui exerce une pression croissante sur nos terres, nos eaux, nos saumons et nos écosystèmes, dénonce dans ce document le grand chef de l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, Stewart Phillip.
La responsable de la campagne climat du Wilderness Committee, Isabel Siu-Zmuidzinas, a voulu pour sa part rappeler que le projet Ksi Lisims continue de faire face à des litiges, ainsi qu'à des préoccupations environnementales et sanitaires et appelle le gouvernement fédéral à investir et à soutenir des projets qui améliorent vraiment la vie des gens.
Présente mercredi à Vancouver pour cette annonce, la présidente du gouvernement Nisga’a Lisims, Eva Clayton, sur le territoire duquel est prévu le projet, assure que le terminal d’exportation se construit dans le cadre d’une gestion environnementale rigoureuse et d’un leadership autochtone significatif.
Avec des informations de CBC News et Rosanna Tiranti


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