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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe caucus du Parti conservateur de la Colombie-Britannique s’est réuni dimanche pour montrer son unité derrière Kerry-Lynne Findlay, élue cheffe du parti, samedi. Des observateurs de la vie politique estiment cependant qu’il ne sera pas facile de maintenir le parti uni.
Après une réunion dans le centre-ville de Vancouver, Kerry-Lynne Findlay s'est adressée aux députés du parti, rassemblés à ses côtés : Alors, vous restez?. Oui, ont-ils répondu, avant d’applaudir.
Le parti a montré son unité après une campagne de trois mois marquée par des attaques personnelles et des divisions idéologiques.
Kerry-Lynne Findlay, avocate et ancienne députée du Parti conservateur du Canada, a notamment été critiquée pour avoir affirmé que Peter Milobar, candidat à la chefferie, était en conflit d’intérêts sur les questions autochtones, comme la Loi sur la Déclaration des peuples autochtones (DRIPA), parce que sa femme est Autochtone.
Kerry-Lynne Findlay assure que, depuis, elle a parlé avec Peter Milobar. Ce dernier a dit qu’il [n’irait] nulle part et que le caucus pouvait se rallier derrière la nouvelle cheffe.
À mon avis, ça ne va pas tenir très longtemps, affirmait cependant, samedi, Bryan Breguet, directeur du département d'économie du Collège Langara, analyste de sondages et ancien candidat du Parti conservateur de la Colombie-Britannique.
J’ai l’impression que Peter Milobar va rester, pour l’instant, mais je ne serai pas surpris qu’il décide de ne pas se représenter lors de la prochaine élection, dit Bryan Breguet. Il y a des positions, en particulier concernant la réconciliation avec les Premières Nations, qui vont être difficiles à réconcilier entre Peter Milobar et Kerry-Lynne Findlay, ajoute-t-il.
Un scrutin très serré
Les résultats très serrés du vote de samedi soir ne vont pas non plus faciliter les choses, selon le commentateur politique. Kerry-Lynne Findlay a en effet été élue au quatrième tour avec 51 % des voix, contre 49 % pour Caroline Elliott.
Serge Corbeil, expert en relations gouvernementales et en employabilité publique, qualifie cette victoire de « surprise », ajoutant qu'elle a « étonné beaucoup de gens ».
[Un résultat de] 49-51, ce n’est jamais très bon pour un parti, on veut une victoire un peu plus décisive pour vraiment tourner la page et passer à l'avenir. Il va y avoir du travail pour [Kerry-Lynne Findlay] afin de vraiment rassembler les troupes.

Bryan Breguet a été candidat aux élections provinciales de la Colombie-Britannique d'octobre 2024. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu
Bryan Breguet se dit lui aussi surpris par le résultat de la course à la chefferie. Il y a deux ou trois mois, il n'y avait à peu près aucune chance que Kerry-Lynne Findlay gagne cette course. C’est une incroyable remontée de sa part.
Bryan Breguet estime qu’une femme plus âgée peut aider avec les électeurs boomers.
Pour garder le parti ensemble, Kerry-Lynne Findlay est probablement un bon choix, ajoute-t-il. Si Caroline Elliott avait gagné, une partie plus à droite aurait quitté le parti.
De la place au centre?
Il reste que, après la victoire très serrée de Kerry-Lynne Findlay, des membres du parti, davantage portés vers le centre, pourraient ne plus s’y retrouver chez les conservateurs.
Elenore Sturko, qui a été exclue du caucus en septembre après que John Rustad l'eut accusée de saper son autorité, estime que Kerry-Lynne Findlay a mené une campagne qui revenait essentiellement à imposer un test de pureté aux conservateurs. Selon elle, cela exclut ainsi les anciens libéraux de la Colombie-Britannique.

Elenore Sturko dans les couloirs de l'Assemblée législative, le 9 octobre 2025.
Photo : Radio-Canada / Julie Landry
Je ne pense plus que ce soit un parti ouvert à tous, dit la députée indépendante de Surrey-Cloverdale.
On ne pourrait pas trouver deux figures plus diamétralement opposées que David Eby, un radical de gauche, et, disons, quelqu’un d’un peu radical à droite. En fait, pas juste un peu, mais plutôt très radical.
L'élection de Kerry-Lynne Findlay est une très, très mauvaise chose pour le Parti conservateur, et une très bonne chose pour un parti comme CentreBC, analyse de son côté Karin Kirkpatrick, à l’origine du parti CentreBC, lancé en avril 2025 après la déconfiture du BC United, soit l’ex-Parti libéral de la Colombie-Britannique.
Karin Kirkpatrick croit que de nombreux Britanno-Colombiens se tourneront vers un parti qui se situe à mi-chemin entre le Nouveau Parti démocratique et le Parti conservateur.
Questionnée par CBC News sur sa capacité à capter un large électorat dans la province, Kerry-Lynne Findlay a répondu en citant Margaret Thatcher : Il faut d'abord gagner la bataille des idées avant de remporter les suffrages.
Nous parlons de prospérité, nous parlons d’espoir, nous voulons rendre la vie à nouveau abordable en Colombie-Britannique. C’est un message qui trouvera un écho auprès de tous les Britanno-Colombiens, a-t-elle ajouté.
Avec des informations de Julie Landry et de Katie DeRosa


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